Rien n'est dramatique puisque la vie comme la mort sont deux grandes solitaires.
Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit.
On se fait une fausse idée du bonheur qu'on n'a point éprouvé. Rien de pire que le préjugé, rien de préférable à l'expérience.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
Il vaut mieux faire quelque chose que ne rien faire en attendant de tout faire.
Se faire tuer ne prouve rien ; sinon qu'on n'est pas le plus fort.
Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?
Si Noé avait vraiment été un sage, il aurait tapé sur ces deux mouches.
Equilibre dangereux, le mien, danger de mort d'âme. La nuit d'aujourd'hui me regarde avec torpeur, patine et glu. Je veux, au sein de cette nuit qui est plus longue que la vie, je veux, au sein de cette nuit, la vie crue et sanglante et pleine de salive.
Il n'y a pas deux façons de quitter sa mère.
Les gens influencent les gens. Rien n'influence plus les gens qu'une recommandation d'un ami de confiance. Une référence fiable influence davantage les personnes que le meilleur message diffusé. Une référence fiable est le Saint Graal de la publicité.
La mort ne m'impressionne pas, j'ai moi-même, en effet, l'intention bien arrêtée de mourir un jour.
L'imminence de la mort rend le plus nul d'entre nous intéressant pour ses semblables.
Je connais ma leçon ; je dois dire : « J'existe ».Même si le pollen a remplacé mon coeur.Qui craint la mort ? La mort ne saurait être triste ;Grâce à elle ma peau se couvrira de fleurs.
Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent.
N'empruntez rien de votre ami, si vous souhaitez que son amitié continue.
L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien.
La naissance et la mort sont comme des bulles sur l'eau.
C'est notre grande maladie de parler pour ne rien voir.
On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
Il n'y a rien que je méprise plus que les gens qui essaient d'être quelque chose qu'ils ne sont pas.
Dans toute association de deux hommes, il y en a toujours un qui se fait porter par l'autre.
Le présent, ce point invisible, ce néant qui avance lentement vers la mort.
Les idées précises conduisent souvent à ne rien faire.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
On eût dit que leur point de rencontre était un bateau naviguant entre deux îles où chacun conservait sa propre vérité. En faisant un effort, il aurait pu apercevoir les rives du monde de Grady, mais son domaine à lui se perdait dans la brume.
Que celui qui meurt d'amour meurt donc de chagrin, car il n'y a rien de bon à aimer sans mourir.
La vie et la mort sont des événements trop précis, trop implacables pour être accidentels.
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] â–º Lire la suite
L'argent, ça libère un peu de la mort et de la solitude...
Je ne ferais exister ce moment qu'en fonction des gens qui sont dans cette pièce, et la vie n'est rien d'autre que ça, une longue sucession de pièces et tous ceux et celles qui sont avec nous dans cette pièce contribuent à notre histoire.