Nier en criant est encore une sorte d'aveu puisqu'on ne crie pas en face de l'indifférence.
Fermer les yeux, est-ce que c'est la nuit parce qu'on a fermé les yeux ?
L'imaginaire porte en lui un mépris de la réalité.
Aimer... quel égoïsme ! Ce n'est ni plus ni moins qu'une façon de se faire plaisir en s'occupant de quelqu'un d'autre.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Il faut apprendre, non pas pour l'amour de la connaissance, mais pour se défendre contre le mépris dans lequel le monde tient les ignorants.
La charité n'est que le prolongement d'un égoïsme bien compris.
Traiter tous les hommes avec la même bienveillance et prodiguer indistinctement sa bonté peut tout aussi bien témoigner d'un profond mépris des hommes que d'un amour sincère à leur égard.
Las! où est maintenant ce mépris de fortune? Où est ce coeur vainqueur de toute adversité?
Presque tous les hommes, frappés par l'attrait d'un faux bien ou d'une vaine gloire, se laissent séduire, volontairement ou par ignorance, à l'éclat trompeur de ceux qui méritent le mépris plutôt que la louange.