Il y a des sentiments qu'on ne peut exprimer avec des mots.
L'inconvénient de la vérité, c'est qu'elle ne fait jamais le détail. Un morceau de vérité est un mensonge. Or, pour en revenir au langage, les mots ne sont jamais que les morceaux de vérité. Chacun est l'éclat trompeur d'un miroir brisé que jamais personne ne recollera.
Comment l'indomptable recherche scientifique va-t-elle rester au service du mieux-être physique et mental de tous ? Deux maîtres mots : éducation et éthique, qu'il faut traduire en pratique.
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
La pensée est un oiseau d'espace qui dans la cage des mots saura peut-être déployer les ailes, mais pas voler.
Nous estimons les ecchymoses des Esquimaux aux mots exquis.
Pour moi - tous les mots sont trop petits. Et la demesure de mes mots n'est que le pâle reflet de la demesure de mes sentiments.
Il n'y a pas de poésie dans la haine et la violence.
Nous tendons à croire aujourd'hui que l'intensité de la passion est forcément perverse.
Le verbe être est plus noble que le verbe avoir.
Plus fort que la passion l'illusion.
Décrire appartient à la peinture. La poésie peut aussi, en cela, s'estimer heureuse, en comparaison de la musique ; son domaine n'est pas aussi limité que le mien ; mais, en revanche, le mien s'étend plus loin dans d'autres régions ; et l'on ne peut pas atteindre si facilement mon empire.
Les mots sont des êtres vivants. Ils ont de la personnalité, un point de vue... un agenda.
Toute écriture est fictive, même et peut-être surtout lorsqu'on s'efforce de raconter une vie. Il y a entre les mots et la réalité un décalage sans lequel écrire ne serait pas possible.
Les sentiments personnels ne doivent pas compter, quand il s'agit de la patrie, de la vie nationale.
La force de ceux qui aiment apaise même les tourments, la tendresse des femmes recèle tant de puissance.
Cinq ennemis de la paix habitent avec nous - l'avarice, l'ambition, l'envie, la colère et l'orgueil ; si ceux-ci devaient être bannis, nous jouirions infailliblement de la paix perpétuelle.
Il y a toutes sortes d'amours et, à l'intérieur de chacun d'entre eux, une infinité de degrés et de paliers, qui s'appellent affection, adoration, attachement, inclination, tendresse, passion et le reste.
J'ai toujours été fier du talent que je possède pour tourner des phrases. Et les mots sont à mon avis, qui n'est pas si humble, notre plus inépuisable source de magie. Ils peuvent à la fois infliger des blessures et y porter remède.
Un amour naissant inonde le monde de poésie, un amour qui dure irrigue de poésie la vie quotidienne, la fin d'un amour nous rejette dans la prose.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Tout l'espace languit de fièvres.Du fond des coeurs mystérieuxS'en viennent mourir sur les lèvresDes mots qui font fermer les yeux.
Un écrivain est éternellement seul, il est le premier à exprimer le monde.
Si ma vie était à refaire, j'aurais pour règle de lire de la poésie et d'écouter de la musique au moins une fois par semaine.
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
Malheur à qui peut préférer le verbe être au verbe avoir, je sais son désespoir.
L'homme devrait oublier toute colère lorsqu'il se met au lit.
Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence.
Beaucoup de gens produisent, en se servant de mots qu'ils ne comprennent guère, un grand effet sur l'esprit d'autres gens qui ne les comprennent pas.
Veux-tu, homme, exprimer ce qu'est l'éternité ?Il te faut d'abord rompre radicalement avec toute parole.
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.