Les mauvais écrivains croient que le divorce des mots n'est pas permis.
Il faut à la parole même une matière.
La promesse donnée était une nécessité du passé : la parole rompue est une nécessité du présent.
Si c'est un destin inévitable, pourquoi vouloir l'éviter ?
Dans la langue de la bourgeoisie, la grandeur des mots est en raison directe de la petitesse des sentiments.
Mieux vaut une seule parole utile apaisant qui l'entend, que mille discours futiles.
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
Je pense qu'il est important de ne pas porter de bisous à la bouche d'un enfant combien même innocent car l'enfant innocent pourra vouloir reproduire ce geste vers un adulte qui s'il est toutefois dérangé ne se gênera pas au crime.
Hé ! Dieu si j'eusse étudiéAu temps de ma jeunesse folleEt à bonnes moeurs dédiéJ'eusse maison et couche molle ;Mais quoi je fuyais l'écoleComme fait le mauvais enfant.
Mes amis, retenez ceci, il n'y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs.
Le genre humain, mauvais de sa nature, est devenu plus mauvais que la société. Chaque homme y porte les défauts : 1/ de l'humanité ; 2/ de l'individu ; 3/ de la classe dont il fait partie dans l'ordre social.
En disent plus long sur une époque les mots dont on n'use pas que ceux dont on abuse.
Les hommes vont en aveugle dans leur vie. Les mots sont leurs cannes blanches.
Les autres développent en nous surtout le mauvais instinct de la propriété ; il suffit d'être un instant chez eux pour vouloir aussitôt être chez soi.
Elle avait le génie de la harangue et personne ne savait mieux qu'elle faire appel aux bas instincts de la foule. L'emprise de sa parole enflammée était irréfragable.
Il est vrai peut-être que les mots nous cachent davantage les choses invisibles qu'ils ne nous révèlent les visibles.
Pourquoi vouloir décrocher la lune quand on a les étoiles ?
J'aimerais que les premiers mots de Dieu quand j'arriverais au paradis soient :"Aaliyah, tu m'as rendu très fier, tu as vécu une vie formidable. Entre, c'est par là!"
Un « Don Quichotte » inédit, apocryphe, serait plus intéressant qu'un mauvais roman. Si j'étais capable d'écrire comme Cervantès, je le ferais.
La civilisation de l'automobile a permis à l'Italie de battre un record: être le pays d'Europe qui a le plus d'autoroutes et le moins d'hôpitaux et d'écoles et où les services publics sont les moins efficaces
L'homme ne peut pas se passer de la beauté, et c'est ce que notre époque prétend vouloir ignorer.
Ecrire c'est une autre façon de prier. C'est espérer que les mots protègeront ceux qu'on aime.
Fais attention avec elle, avec les mots que tu utilises, avec son coeur, avec la place que tu as pris dans sa vie parce-que quand arrivera le temps pour toi de partir, tu ne veux pas être celui qui l'a détruite complètement ou l'abruti qui ne tiendra jamais ses promesses.
Ce qui est permis n'a pas de charme, ce qui est défendu est excitant.
La lecture, mes amis, c'est comme la parole d'amour ou comme Dieu le Père : jouissif en diable, charnel d'abord.
Les mots que l'on prononce ne sont pas les mots qu'on écrit. Autre syntaxe, autre monde.
Je crois que les mauvais philosophes peuvent avoir une certaine influence, les bons jamais.
On ne sait pas profiter de la vie. On est habitué à notre vie de merde. De la même manière qu'on a envie de manger, on a envie de braquer. On a pris un mauvais chemin.
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant ? Où l'a-t-on vue pour en être si épris ?
On ne moissonne pas du bon blé d'un mauvais champ.
Je n'insisterai pas sur ce qu'il y a d'impossibilité historique à ce que Wagner soit le premier compositeur de l'Allemagne. Alors, Bach ? C'est un homme qui a eu beaucoup d'enfants? Beethoven ? en est un autre qui avait si [...] â–º Lire la suite