La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
J'ai toujours cru que le poète et le romancier donnaient du mystère aux êtres qui semblent submergés par la vie quotidienne, aux choses en apparence banales.
Il m'arrive de me donner d'excellents conseils, mais je suis incapable de les suivre.
Mieux vaut la mort dans le combat que la vie d'un vaincu.
Il faut prêcher sur la vie, non sur la mort ; répandre l'espoir et non la crainte ; et cultiver en commun la joie, vrai trésor humain. C'est le grand secret des sages et ce sera la lumière de demain.
La mort solitaire est la plus terrible du monde.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
L'imagination, c'est l'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là.
Le polar est le genre littéraire idéal pour mettre en scène les dysfonctionnements de notre société, sans pour autant tomber dans le manichéisme.
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
L'homme ne refuse pas un soupir à la mort qui arrive.
Quelle autre chose est le temps qu'une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous.
Le théâtre n'est pas la démonstration analytique de notre condition ; il est le chant dithyrambique de nos désirs profonds ou de nos railleries.
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
La poésie et la musique sont les plus belles parures des hommes.
Créer, aussi, c'est donner une forme à son destin.
Je ne suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais un pouls blessé qui pressent l'au-delà.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Sache bien employer ta journée, la vie passe en un instant.
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer.
Un malin, Dieu, qui nous a ouvert l'espace sans nous donner des ailes.
La mort égalise toutes les conditions.
En un mot, la poésie ne peut exister sans l'émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle celui des paroles.
Dans certains de mes propos, j'ai blessé des gens. Je pense qu'on peut bouger les choses sans blesser les gens, et c'est ça que je ne referais plus. Au moment où je l'ai fait, je n'ai pas mesuré que je blessais.
La mort nous guette depuis notre naissance ; elle peut frapper à chaque instant et il nous faut jouir tant que nous sommes encore vivants.
Un poète n'est pas plus utile à l'état qu'un joueur de quilles.
L'amitié est comme la lame d'un couteau : en se retournant elle blesse son maître.
J'ai bien peur que ma mort ne passe totalement inaperçue, surtout de moi.
Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.