Toute mort est secrète.
Il faut attendre la mort pour bien juger la vie.
Nous passons par des états de corps étranges, comme si la mort nous faisait des signes de tête amicaux.
Dis-moi comment tu éprouves ton lit, je te dirai le mort que tu es. Dis-moi comment tu fais l'amour, je te montrerai où tu penses.
Homme féroce, homme sensible, que de fois il t'est arrivé, partout où tu t'abandonnes au rêve, d'imaginer la mort de ta femme, et de fondre en larmes !
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
Nous devrions tous être physiquement beaux ; la mort nous le doit bien.
L'argent, ça libère un peu de la mort et de la solitude...
Le passé, c'est ce qui n'existe plus. Vivre dans le passé, ce n'est pas vivre : c'est être mort ou c'est vouloir peut-être mourir...
Ceux qui ont le mieux parlé de la mort sont morts.
Ah ! Combien de testateurs regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s'ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers.
L'homme qui, du désert connaît le secret, ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira.
Laissez-moi goûter un peu de vie avant beaucoup de mort !
La mort ? La fin au goût âcre des rêves de l'homme.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
La mort est le prolongement horizontal d'un rêve factice, la vie n'étant pas vérifiable.
La mort avant le déshonneur.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
Pour certains la mise à la retraite est plus cruelle que la mort d'un être cher.
Les gens ont encore plus peur de la mort que de la douleur. C'est étrange qu'ils craignent la mort. La vie fait bien plus mal que la mort. Au moment de la mort, la douleur est terminée.
L'illogisme tient aux nécessités profondes de l'existence, à nos terreurs secrètes et à nos ambitions mal avouées, à notre foi en nous, à laquelle se mêle une secrète méfiance de nous-mêmes, à l'espoir que nous caressons et à l'appréhension des jours incertains.
Penser à la mort raccourcit la vie.
Lire, c'est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats.
Chaque homme est étranger à l'univers, appartient aux objets, aux repas, aux journaux - qui l'enferment dans sa "particularité"-, le laissent dans l'ignorance de tout le reste. Ce qui lie l'existence à tout le "reste" est la mort : quiconque [...] â–º Lire la suite
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
Ce qui fait d'un livre une oeuvre d'art, c'est précisément tout ce qui empêche de le résumer en une formule, toute cette richesse, cette beauté secrète qui, bien souvent, contredit d'une certaine manière, serait-ce à l'insu de l'auteur lui-même, le mouvement visible de sa pensée.
Quand vous êtes mort et que quelqu'un crie "Debout là-dedans, c'est l'heure de se lever", c'est difficile d'enfiler ses pantoufles.
La mort vient pour nous tous à la fin.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
Je suis pour la peine de mort avec sursis.