La mort. C'est la perte totale, l'anéantissement définitif, irrésistible d'une conscience, le retrait absolu du mouvement.
Quelquefois, hélas ! la conscience humaine supporte un fardeau d'une si lourde horreur, qu'elle ne peut s'en décharger que dans le tombeau.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Nous vaincrons ou nous mourrons ici, De la douce mort des hommes libres.
La vie et la mort sont des événements trop précis, trop implacables pour être accidentels.
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
La morale est l'hygiène des niais, et désormais, l'hygiène est la morale de toutes les turpitudes.
La signification de la philosophie ne sera plus de révéler les choses telles qu'elles sont en vérité, mais de permettre au philosophe de prendre conscience de soi.
La mort solitaire est la plus terrible du monde.
Une bonne cuisine est l'engrais d'une conscience pure.
La mort fut le premier mystère ; elle mit l'homme sur la voie des autres mystères. Elle éleva sa pensée du visible à l'invisible, du passager à l'éternel, de l'humain au divin.
Puisque la mort est inévitable, oublions-la.
Je ne suis pas vraiment préoccupé par les limites. Je ne fais que suivre ma conscience et mon coeur. Suis ton coeur. C'est ce que je fais. La compassion est quelque chose que j'ai beaucoup, parce que j'ai beaucoup souffert dans ma vie. Toute personne qui a beaucoup souffert a beaucoup de compassion.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
La conscience de l'homme est une chose étrange, comme un feu que l'on croit éteint et qui se réveille.
La mort fait l'éloge de la vie comme la nuit celle du jour.
La morale a toujours le dernier mot.
Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle.
La plus violente douleur qu'on puisse éprouver, certes, est la perte d'un enfant pour une mère, et la perte de la mère pour un homme.
Si un homme traite la vie de façon artistique, son cerveau est son coeur.
L'homme, s'il le veut, peut toujours à côté d'un arbre mort planter un arbre de vie.
Si tu as de l'argent emploie-le, car après la mort tout tombe dans le néant.
La mort n'est que la séparation avec l'Argent. Ceux qui n'en n'ont pas n'ont pas de vie, et, dès lors ne sauraient mourir.
Nos conceptions de l'ouvrier-créateur, de quelque religion qu'elles nous viennent, sont bien les inventions les plus médiocres, les plus stupides, les plus inacceptables sorties du cerveau apeuré des créatures.
L'Amérique est pour la peine de mort parce qu'elle pense qu'en tuant les criminels, on élimine le crime.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
Celui qui feint d'envisager la mort sans effroi ment. Tout homme craint de mourir, c'est la grande loi des êtres sensibles, sans laquelle toute espèce mortelle serait bientôt détruite.
Les drames sans images, sans visages, ont peine à atteindre la conscience collective.
La morale internationale a fait quelques progrès dans le monde, mais elle n'a pas partout les mêmes exigences.
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
La torture d'une mauvaise conscience est l'enfer des vivants.