La mort. C'est la perte totale, l'anéantissement définitif, irrésistible d'une conscience, le retrait absolu du mouvement.
La vie est une cerise La mort est un noyau L'amour un cerisier.
Même les bons diables envoient du monde en enfer !
Peu importe la vitesse où l'on court, la mort gagne toujours par une longueur.
Le grand tournant de l'histoire sera le moment où l'homme prendra conscience que le seul Dieu de l'homme est l'homme lui-même.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Peut-être la peur de la mort n'est-elle que le souvenir de la peur de naître.
Le sommeil est à la mort ce que les grandes manoeuvres sont à la guerre.
Homme féroce, homme sensible, que de fois il t'est arrivé, partout où tu t'abandonnes au rêve, d'imaginer la mort de ta femme, et de fondre en larmes !
La compassion n'engage à rien, d'où sa fréquence. Nul n'est jamais mort ici-bas de la souffrance d'autrui.
J'ai un ami qui a été mort pendant un an, c'était il y a très longtemps, pour d'obscures raisons fiscales.
Ô envie, peste de la vie, prison des coeurs, ver immortel, chancre de l'âme et enfer des vivants : où est-ce que tu conduis les âmes qui se laissent emporter à ta rage ?
Le génie chez les uns, c'est une intuition constante ; chez les autres, une constante attention.
Le mariage est comme la chair, La mort seule la sépare de l'os.
La conscience une fois éveillée doit être élargie.
Chaque fois que tu oublies, c'est la mort que tu te rappelles en oubliant.
Toute tentative de remplacer une conscience personnelle par une conscience collective fait violence à l'individu et est le premier pas vers le totalitarisme.
La mort ne serait-elle pas tout simplement le passage d'un complexe dimensionnel à un autre ?
D'ailleurs, chacune de ses paroles était de vanité, et il me parut avoir, comme la plupart de ces hommes, un cerveau d'enfant dominé par des mots de spécialiste.
Les objecteurs de conscience n'ont plus de mérite à l'être depuis qu'on leur a donné un statut légal.
La mort ne donne la clé de rien. Des clés, on n'en trouve que dans la vie.
Le noeud est à la cravate ce que le cerveau est à l'homme.
La mort elle aussi brille par son absence.
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
Le plaisir crée entre le monde et nous un état d'harmonie où la conscience tend à se dissoudre.
La mort est un manque de savoir-vivre.
Quand on attaque les autres, il faut accepter d'être attaqué. Ce qu'on n'accepte pas, c'est des fatwas, des menaces de mort ou qu'on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de "Charlie"...
S'en aller ! S'en aller ! Paroles de vivant !
La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin.
Tout ce qui est mort comme fait, est vivant comme enseignement.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.