Le seul moyen d'être sage est d'envisager la mort comme une fête.
La mort est un bilan sans bénéfice ni perte.
La mort ne change pas la vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin indéchiffrable.
Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire.
Notre mort n'est que très simple. Celle des autres est insupportable.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent.
Le sage sait que le nord de la prudence consiste à se conformer au temps.
Le cadavre d'un ennemi sent toujours bon.
La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage.
Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie c'est de se préparer à rester mort très longtemps.
L'automne est une saison sage et de bon conseil.
Plus les temps sont durs, plus les gens ont envie de faire la fête pour oublier !
- Ça fait vraiment du bien de chier un coup ! Vous croyez en Dieu ? il faut pas se demander si on croit en Dieu mais si Dieu croit en nous. J'avais un ami qui s'appelait Gonvalski, on était déportés ensemble [...] â–º Lire la suite
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n'y a que la mort qui vous échappe... et encore !
Le mariage c'est la mort de l'espoir.
La mort n'est pas une chose horrible, une chose à éviter, à différer, mais plutôt une compagne de chaque jour. De cette perception naît alors un sens extraordinaire de l'immensité.
Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu'il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l'éloigner d'une cérémonie funèbre.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude. L'amour, c'est tout [...] â–º Lire la suite
Si la mort n'est pensable ni avant, ni pendant, ni après, quand pourrons-nous la penser ?
Ouvre grandLa fenêtre MamanOuvre grandChut ! Écoute le ventQui te porte un poèmeDes milliers de je t'aimeChut ! Écoute le ventComme un jour de printemps.Il t'apporte un baiserCelui de ton enfantBonne fête maman !
La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l'administration des corps et la gestion calculatrice de la vie.
Le goût de la mort est sur mes lèvres. Je ressens quelque chose qui n'est pas de cette terre.
Lorsque les chats sont partis, c'est la fête des souris.
- Et tu promets, que si je meurs d'une mort banale, embarrassante, tu diras à notre fille que son père a été assassiné par des soldats russes, dans un combat épique pour sauver la vie de 850 orphelins tchétchènes ? - Promis, des orphelins tchétchènes, promis.
Mieux vaut être lâche une minute que mort tout le reste de la vie.
Le sage n'a ni maison, ni parenté, ni patrie.
Penser à la mort raccourcit la vie.
Tout homme qui marche agonise ; la mort suit l'homme comme sa silhouette.
La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.
Les funérailles sont, relativement au degré des civilisations des Gaulois, magnifiques et somptueuses. Tout ce qu'on pense que la mort chérissait est porté au bûcher, même des êtres vivants, et, il n'y a pas longtemps encore, la règle d'une cérémonie [...] â–º Lire la suite