Les femmes c'est le moteur du bar ! Les p'tites chéries s'amènent avec l'oeil mouillé et leur pauvre petit coeur qui bat, qui bat à la vue du beau barman si habile et sexy ! Dans leur sillage, des vieux cochons la bave aux lèvres, une main sur la quéquette et l'autre sur leur porte-feuille. Séduit la pouliche, tu auras le pourliche et là je te tire mon chapeau ! Les agrafes qui pètent, les jupes qui remontent en haut des cuisses et si tu vois la couleur de leur petite culotte c'est que tu as le don magique du barman !
Cette réplique, prononcée par Doug Coughlin, décrit de manière crue et cynique le rôle des femmes et des hommes dans le contexte d'un bar, présenté comme un lieu d'échanges basés sur l'attraction et l'argent. Elle affirme que les femmes sont le moteur de l'activité du bar, attirées par le beau barman. Leur présence attire à son tour des hommes plus âgés (les "vieux cochons") principalement intéressés par le sexe et prêts à dépenser de l'argent ("porte-feuille"). L'objectif du barman est de séduire ces femmes pour obtenir des pourboires ("pourliche"). La réplique se termine par une image vulgaire de l'excitation féminine ("agrafes qui pètent", "jupes qui remontent") et le "don magique du barman" qui serait de voir leur sous-vêtement.
Au-delà de la simple description d'une scène de bar, cette tirade symbolise une vision du monde où les relations humaines sont réduites à des transactions basées sur le désir, le sexe et l'argent. Elle utilise des métaphores animales ("pouliche", "vieux cochons") et un vocabulaire cru pour dépeindre la dynamique de séduction et de consommation. Elle pointe du doigt le cynisme et la manipulation comme des outils de réussite dans ce milieu, où l'apparence et le désir sont des monnaies d'échange.
Bien que très spécifique et vulgaire dans sa formulation, la réplique peut être citée pour :
L'idée principale à retenir est que dans le monde du bar tel que le décrit Doug Coughlin, l'attraction physique, le désir et le cynisme sont les véritables moteurs du commerce. La "morale" est amorale : "Séduis la pouliche, tu auras le pourliche". C'est une philosophie qui valorise la manipulation habile pour maximiser le gain financier, en réduisant les clients à des archétypes mus par des pulsions primaires.
La réplique est tirée du film Cocktail, sorti en 1988, et elle est prononcée par le personnage de Doug Coughlin, interprété par Bryan Brown.
Cette réplique intervient très tôt dans le film. Il s'agit d'un moment clé où Doug Coughlin, le barman expérimenté et mentor de Brian Flanagan (Tom Cruise), lui expose sa "philosophie" du métier de barman. C'est une leçon de vie crue destinée à enseigner à Brian comment réussir, non seulement à faire des cocktails, mais surtout à manipuler la clientèle pour gagner beaucoup d'argent.
Doug Coughlin est un personnage profondément cynique et désabusé. Cette tirade résume parfaitement son attitude. Il se présente comme un homme qui a "compris" les règles du jeu social et les exploite à son avantage. Il incarne le mentor charismatique mais vicié, qui transmet à son jeune apprenti une vision du monde où le succès repose sur une exploitation calculée du désir d'autrui. La réplique est un des "Coughlin's Laws" (Les Lois de Coughlin) qui rythment leur relation.
Le film Cocktail explore le thème du rêve américain, de l'ambition et de la perte d'innocence. Cette réplique brutale introduit le côté sombre et matérialiste de cet univers. Elle établit dès le début le dilemme moral de Brian Flanagan : doit-il adopter la philosophie cynique de Doug pour réussir ou conserver son idéalisme ? Elle est l'illustration des tentations et des compromis que le succès dans le monde de la nuit exige.
Dans la culture populaire, cette réplique a contribué à créer l'archétype du barman désabusé, maître du jeu et manipulateur. Sur le plan émotionnel, elle est choquante par son langage cru et sa vision réductrice des sexes. Elle marque les esprits par son cynisme mémorable, même si elle est moins souvent citée que d'autres répliques du cinéma, en raison de sa vulgarité. Elle symbolise un certain hédonisme des années 80 où l'excès et la transaction primaient.