- Bonjour !
- Qu'entendez vous par là ? Me souhaitez vous le bonjour ou constatez vous que c'est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou encore que c'est une journée où il faut être bon ?
- Tout cela à la fois, je suppose.
L'échange commence par la formule de salutation simple de Bilbon, "Bonjour !". Gandalf réagit en questionnant la véritable intention et signification de cette formule. Il décompose le sens de "bonjour" en trois interprétations possibles :
Bilbon conclut par "Tout cela à la fois, je suppose.", reconnaissant la polysémie de sa salutation et l'ambiguïté de son usage.
Cet échange, en apparence anodin, soulève une question philosophique sur la nature et le sens du langage. Il symbolise le contraste entre la simplicité et la routine d'une vie (celle de Bilbon le Hobbit) et la complexité inattendue, voire la profondeur, qu'une figure extérieure (Gandalf le magicien) peut y introduire. Il met en lumière le fait que même les mots les plus communs peuvent avoir des couches de signification et que le sens est souvent subjectif ou multiple.
La réplique est souvent citée par les fans pour son caractère amusant et décalé. Elle est devenue une référence culturelle pour exprimer :
L'idée principale à retenir est que le langage est plus riche et plus complexe qu'il n'y paraît. Même la formule la plus simple peut cacher une multitude de significations et d'intentions. Cela invite à une curiosité et à une réflexion sur les mots que nous utilisons au quotidien, suggérant qu'il y a toujours plus à découvrir, même dans les aspects les plus routiniers de l'existence. Ne jamais prendre le langage pour acquis.
La réplique provient du roman Le Hobbit de J.R.R. Tolkien, publié pour la première fois en 1937. C'est l'une des premières interactions entre Bilbon Sacquet et Gandalf, et elle est restée célèbre pour son esprit et sa pertinence. Le film Bilbo Le Hobbit : Un Voyage Inattendu (2012) a fidèlement adapté et popularisé cette scène iconique.
La scène se déroule au tout début de l'histoire, dans le paisible jardin de Cul-de-Sac, la maison de Bilbon à Hobbitebourg. Bilbon, un Hobbit qui aime sa tranquillité, rencontre Gandalf, un magicien errant. Cette rencontre est le point de départ de l'aventure. L'échange a lieu juste avant que Gandalf ne propose à Bilbon de rejoindre une quête, bouleversant ainsi sa vie bien réglée. C'est un prélude léger à l'interruption imminente de la vie sédentaire du Hobbit.
Cette réplique est intimement liée au thème central du film et du livre : l'aventure et l'interruption de la routine. La question de Gandalf est en elle-même une interruption. Elle remet en cause une habitude simple ("bonjour"), forçant Bilbon à voir le monde différemment. Le film entier est une suite d'événements qui forcent le Hobbit à remettre en question sa vie confortable et à découvrir qu'il est capable de plus que ce qu'il ne croyait, un processus initié symboliquement par cette simple question sur le sens d'un "bonjour".
L'impact principal est un sentiment de chaleur et d'humour intellectuel. Pour les fans, c'est un moment fondateur qui rappelle la magie de l'univers de Tolkien et la relation particulière entre ses personnages. Culturellement, la réplique est devenue une devinette linguistique amusante, un mème littéraire. Elle a marqué la manière dont de nombreux lecteurs et spectateurs perçoivent la profondeur potentielle d'un échange simple, soulignant le génie de Tolkien à ancrer une philosophie complexe dans une conversation accessible et mémorable. C'est un moment qui humanise le magicien et prépare le Hobbit à l'extraordinaire.
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