Réplique Desperado sur Mort, Ensemble et Rire

Tiens, ça me rappelle une blague : c'est un mec qui arrive dans un bar et va trouver le barman, et il dit « Barman, je vais faire un pari avec vous, je pari avec vous 300$ que j'arrive à pisser dans le verre qui est là bas sans en mettre une seule goutte à coté ». Le barman regarde, et en fait on parle d'un verre qui est au moins à 3 mètres et il dit « Minute vous êtes sur que vous voulez parier avec moi 300$ que vous arriverez à pisser de là où vous êtes en plein dans le verre au bout du comptoir et sans en mettre à coté ? » Et là le type dit au barman « Absolument » et le barman lui dit « ça marche je tiens le pari » et l'autre dit « Ok en avant toute ! », il sort son engin et là il regarde le verre et il pense au verre et à sa bite aussi « bite verre, bite verre, verre bite, verre bite » et là il ouvre les vannes, et il pisse sur tout ce qui bouge le mec. Il pisse sur le bar, il pisse sur tous les tabourets, sur le plancher, sur le téléphone, sur le barman, il pisse à l'ouest et à l'est le gars, excepté dans ce verre à la con. Alors le barman il est carrément mort de rire de se faire 300$ comme ça « Ah ah ah ah » le mec dégoulinant de pisse et il dit à l'autre « Enfoiré t'es carrément débile, t'as réussi à pisser partout excepté dans le verre et maintenant mon pote tu me dois 300$ » et le mec fait « Excusez moi, bougez pas, je reviens ». Y a deux mecs au billard, et ils se font ne partie depuis une bonne demi heure, il va les voir et « blablabla » il revient au bar et il fait « Voilà M. le barman 300 » et le barman genre « Enfoiré rigole pas comme ça tu viens de perdre 300$ connard » et le mec lui fait « Et ben vous voyez ces types là ? On a fait un pari ensemble : j'ai parié 500$ à chaque mec que j'arriverai à pisser sur votre bar, pisser sur vot' plancher, à pisser sur votre téléphone, à pisser sur vous, et que non seulement vous n'auriez pas envie de me démolir mais que ça vous f'rai marrer ».

Explications

Sens littéral de la réplique

Cette réplique rapporte une blague. Elle raconte l'histoire d'un homme qui entre dans un bar et propose un pari audacieux au barman : il parie 300 dollars qu'il peut uriner dans un verre situé à trois mètres de distance sans en renverser une seule goutte. Le barman accepte, pensant que c'est impossible et qu'il va gagner facilement. L'homme échoue lamentablement, arrosant tout le bar et le barman lui-même, sauf le verre visé. Le barman, hilare, réclame son argent. L'homme s'éloigne un instant pour parler à deux autres clients, revient, paie les 300 dollars et explique alors la véritable finalité de sa démarche : il avait fait un pari encore plus important (500 dollars à chacun des deux autres hommes) qu'il parviendrait à uriner partout dans le bar, y compris sur le barman, et que celui-ci non seulement ne se fâcherait pas mais en rirait.

Sens symbolique ou profond

La blague illustre de manière frappante l'idée que ce qui ressemble à un échec cuisant est en réalité la condition même d'une victoire plus grande et plus lucrative. Le sens profond réside dans la notion de double jeu, de manipulation et de perspective inversée. L'homme a délibérément "perdu" le petit pari (300$) pour gagner le gros (1000$). C'est une critique des jugements hâtifs basés sur les apparences immédiates.

Interprétations possibles

  • La ruse et la stratégie : L'homme est un stratège qui utilise la perte comme un outil pour assurer un gain supérieur. La stratégie n'est pas de réussir le premier défi, mais de provoquer l'échec d'une manière qui fasse rire le barman, remplissant ainsi la condition du second pari.
  • L'importance de la perspective : L'interprétation de l'événement dépend entièrement de la perspective et du niveau de compréhension. Pour le barman, c'est une victoire et un moment comique ; pour l'homme, c'est l'exécution réussie de son plan.
  • Le cynisme sur l'argent : L'argent et l'appât du gain peuvent rendre les gens aveugles et complaisants, au point d'accepter une humiliation (être aspergé d'urine) si un gain financier est à la clé.

Usage ou référence dans la vie quotidienne

La blague en elle-même est un classique de l'humour gras et des histoires de bar. Dans la vie quotidienne, la structure de la blague peut être utilisée comme une métaphore :

  • Pour parler d'un coup de génie stratégique où l'on sacrifie quelque chose de petit pour obtenir un avantage majeur.
  • Pour justifier une situation apparemment désastreuse en expliquant qu'elle faisait partie d'un plan plus grand.
  • La phrase finale, "et que non seulement vous n'auriez pas envie de me démolir mais que ça vous f'rai marrer", est souvent citée pour souligner une situation où la victime d'une blague est en réalité une marionnette dans une ruse plus élaborée.

Morale ou idée à retenir

La principale idée à retenir est que l'échec apparent peut masquer une victoire stratégique. Elle enseigne à ne pas se fier aux premières impressions et à toujours chercher la finalité derrière les actions. La véritable victoire n'est pas toujours celle que l'on voit au premier abord, elle peut être le résultat d'une manipulation psychologique ou d'un pari caché.

Origine de la réplique

Cette réplique, ou une variante de cette blague, est célèbre pour être racontée par le personnage de Quentin Tarantino dans le film Desperado (1995), réalisé par Robert Rodriguez. Tarantino, qui joue le rôle de Jimmie, raconte cette histoire absurde et violente avec une désinvolture et un phrasé caractéristiques de son style. Bien que l'histoire de la blague soit probablement plus ancienne, son impact culturel vient en grande partie de cette apparition cinématographique.

Contexte de la scène

Dans le film Desperado, la blague est racontée au début du film par Jimmie (Quentin Tarantino) au personnage de Buscemi, qui est lui-même assis dans un bar. Jimmie raconte cette blague de manière très décontractée, juste avant que l'action ne s'intensifie. Ce moment sert à établir l'ambiance particulière du film, mêlant l'absurde, l'humour noir et une violence potentielle. C'est une pause comique mais étrange, typique des dialogues de Tarantino, qui prépare le spectateur à l'excentricité et au côté imprévisible des personnages.

Lien avec le personnage

La blague reflète parfaitement le personnage qui la raconte dans Desperado (Jimmie, incarné par Tarantino) et plus généralement le ton des personnages de Tarantino/Rodriguez :

  • Elle est irrévérencieuse et utilise l'humour de manière choquante (l'urine).
  • Elle met en avant un personnage malin et manipulateur, qui a toujours un coup d'avance, reflétant souvent les archétypes des anti-héros de ces films.
  • Le personnage est un conteur, la blague étant un moyen d'établir son autorité et son caractère excentrique.

Lien avec le thème du film

La blague entre en résonance avec plusieurs thèmes de Desperado et des films de ce genre :

  • L'apparence trompeuse : Le héros (El Mariachi) apparaît souvent comme un simple musicien alors qu'il est une machine à tuer, comme l'homme de la blague qui paraît être un perdant alors qu'il est le gagnant.
  • Le chaos calculé : Le film est rempli de violence et de chaos, mais souvent, ces événements font partie d'un plan plus vaste ou d'une vendetta. L'acte d'uriner partout est un chaos délibérément créé.
  • L'humour noir : Le mélange d'une situation violente ou dégoûtante et d'un rire décalé est une marque de fabrique du style.

Impact émotionnel ou culturel

L'impact de la blague est double :

  1. Choque et amusement : L'humour est basé sur la transgression (l'urine), provoquant un rire gêné ou bruyant.
  2. Culte cinématographique : Le fait que cette blague soit racontée dans un film culte par Quentin Tarantino lui a donné un statut emblématique. Elle est devenue l'une des scènes de dialogue les plus mémorables de Desperado et est souvent citée pour illustrer le style narratif de Tarantino. Elle s'est propagée au-delà du film, devenant un "mème" narratif pour illustrer une situation de "perte pour mieux gagner".

Autres citations

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Fernand Ouellette
Artiste, écrivain, Essayiste, Poète, Romancier (1930 - )
Gao Xingjian
Artiste, Dramaturge, écrivain, Metteur en scène, Peintre (1940 - )
Friedrich Nietzsche
Artiste, écrivain, Philosophe (1844 - 1900)

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