Un des dangers d'écrire des maximes, c'est qu'on se met dans le cas d'être cité.
Les maximes morales sont étonnamment utiles dans les occasions où nous pouvons inventer peu d'autre pour justifier nos actions.
A mon sens, écrire et communiquer, c'est être capable de faire croire n'importe quoi à n'importe qui.
L'art de bien écrire consiste à apprendre toutes les lois pour ensuite les éviter sans exception.
Pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d'encre qu'il n'y en a au monde.
L'intelligence n'aide en rien à écrire de bons poèmes ; elle peut cependant éviter d'en écrire de mauvais.
Il vaut peut-être mieux écrire des grandes choses sur des petits sujets que des petites choses sur des grands sujets.
Les vagabonds qui, il y a une dizaine d'années, étaient presque tous illettrés, savent maintenant pour la plupart lire, écrire et compter. Quelques-uns semblent même avoir reçu une instruction supérieure. C'est un grand progrès.
C'est terrible, le commerce des grandes oeuvres ; où trouver l'énergie et la certitude d'avoir encore à écrire quand on fréquente Sophocle et Shakespeare ?
Le projet est le brouillon de l'avenir. Parfois, il faut à l'avenir des centaines de brouillons.
Le chiffre d'affaires des librairies est un fichu baromètre pour la société.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne.
La chanson la plus difficile à écrire est une chanson de protestation, une chanson d'actualité qui a du sens.
Il doit y avoir une façon spéciale de lire les maximes : une page par jour, peut-être.
- Avez vous déja vu, Aragorn, la tour blanche d'Ectélion, scintillante Comme une flèche de nacre et d'argent, sa bannière flottante dans la brise du matin ? Avez-vous été rappelé chez vous, par le son retentissant des trompettes d'argents ? - J'ai [...] â–º Lire la suite
Un homme ne peut bien écrire s'il n'est quelque peu bon lisart.
À cause de la mort, tous les hommes habitent une cité sans remparts.
La cité n'est pas une jungle. C'est un zoo.
Après avoir écouté de grands auteurs-compositeurs comme James Taylor et Carole King, je me suis dit que rien de nouveau ne sortait vraiment qui me représente vraiment et me ressemble. Alors j'ai commencé à écrire moi-même.
Premier jour de ma soixante neuvième année. Un chiffre bien agréable en amour. Fichue affaire pour l'âge.
Ce qui compte, c'est le chiffre 1. Une tasse, un client, un partenaire. Une expérience à la fois.
A l'égard de toutes les autres choses, il est possible de se procurer la sécurité ; mais, à cause de la mort, nous, les hommes, nous habitons tous une cité sans murailles.
Les maximes générales sont surtout bonnes contre les peines et les erreurs du voisin. Mais contre une fureur d'amour trompé ou d'ambition, ou d'envie, que pourrait une maxime ? Autant vaudrait, contre la fièvre, lire l'ordonnance du médecin.
Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.
Il faut plus de lumière pour libérer un coeur que pour faire une aube, plus d'amour que de mots pour écrire à celles qu'on blesse...
Je ne sais pas écrire des histoires à la troisième personne, j'écris ce qui vient, ce qui est venu et j'appelle ce qui viendra.
On peut être surréaliste et écrire des bêtises.
Pour bien écrire il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de n'être pas entendu.
Tout livre qu'un autre que son auteur aurait pu écrire est bon à mettre au panier.
Ecrire pour le théâtre, c'est écrire pour l'autre : le metteur en scène et l'acteur car ce sont eux qui, avant le public, transforment en représentations scéniques les mots couchés sur le papier.