Un des dangers d'écrire des maximes, c'est qu'on se met dans le cas d'être cité.
Il ne faut pas souffrir de se sentir différent des autres, souvent c'est un privilège. C'est un privilège d'aimer lire et de chercher la poésie partout et en tout, de reconnaître le beau, d'aimer les musées, les émotions, la musique, [...] ► Lire la suite
Le sucre, c'est ce qui donne mauvais goût au café quand on n'en met pas dedans.
Un père disparu dont le corps n'a pas été retrouvé met longtemps à mourir.
On a huit jours pour répondre à une lettre. Oh ! pas quand cette lettre est une demande d'argent.
L'existence même est un livre où tu inscris le moindre regard, la moindre fuite. Il faut apprendre à lire cette écriture du temps des choses.
On se met pas à ne plus aimer quelqu'un. On se met à aimer quelqu'un d'autre, peut-être aussi parce qu'il y a de la place...
Il faut pour bien écrire que la nécessité intervienne ; le libre choix paralyse.
Le titre est le point de vue où l'on met le public pour juger l'oeuvre.
A la limite, le seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en oeuvre pour mourir sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre.
Les vagabonds qui, il y a une dizaine d'années, étaient presque tous illettrés, savent maintenant pour la plupart lire, écrire et compter. Quelques-uns semblent même avoir reçu une instruction supérieure. C'est un grand progrès.
Les Français sont faits pour composer de la musique d'opéra, les Italiens pour la chanter, les Allemands pour la jouer, les Anglais pour l'entendre et les Américains pour la payer.
Il faut écrire pour soi, avant tout, c'est la seule chance de faire beau.
Pour gagner des applaudissements, il faut écrire des choses si simples qu'un cocher pourrait les chanter.
Ses yeux restaient fixés sur les lèvres d'Hervé Joncour comme si elles étaient les dernières lignes d'une lettre d'adieu.
Jamais je ne pourrai écrire mes mémoires, je mens trop.
Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier.
Cela me met tellement en colère quand les gens se concentrent sur les paroles. Cela implique qu'il n'y a pas de message dans la musique elle-même.
La mémoire met des draps blancs aux lits qui ne serviront plus.
Un reclus sans livres ni encre est déjà dans la vie un homme mort.
L'enveloppe qu'on décachette, la couleur de l'encre, la texture du papier, rien ne remplace vraiment l'émotion de recevoir une lettre manuscrite. On reconnaît (ou pas) l'écriture entre mille, l'impatience vous gagne au premier mot.
Est un âne de nature, qui ne sait lire son écriture.
Penser conduit l'homme à la connaissance. Il peut voir et entendre, lire et apprendre, autant qu'il le veut; il n'en saura jamais rien, si ce n'est ce qu'il a pensé, ce qui en pensant qu'il a fait la propriété de [...] ► Lire la suite
On ne peut composer qu'avec soi-même, on est son propre matériau.
Ecrire, c'est arrêter des parcelles d'instants pour les donner. Ecrire c'est déjà un peu arrêter le temps.
Je n'aime que lire et écouter des choses que je ne comprends pas parce que quand je ne comprends pas quelque chose, alors pour moi c'est comme une tapisserie sublime remplie de suggestions absolument inépuisables.
Je connais un critique qui est en même temps auteur... ce qui le met en tant qu'auteur dans une situation critique !
J'ai compris pourquoi les stars sont payées si cher. C'est parce qu'elles doivent endurer toutes les conneries qu'on peut écrire sur elles.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
Le peuple met autant de plaisir à renverser les idoles dont il s'est lassé qu'il en a pris à les ériger.
L'enclume ne se met pas en peine des coups.