On fait de la musique, on n'en parle pas !
D'abord, peut-on aimer à vingt ans ? Bien sûr qu'on peut aimer, mais à condition d'avoir lu La Princesse de Clèves, La Chartreuse de Parme, Le Lys dans la vallée ou Anna Karenine, d'avoir été formé, éduqué, habitué ou conditionné à l'amour.
Le chant des cigales,qui est assez voisin du cri de la mobylette,peut s'avérer exaspérant.
Le palétuvier d'eau douce danse mal parce qu'il a de trop nombreuses racines.
Il suffit de chanter un chant de paix avec gesticulations et grimaces pour qu'il devienne un chant de guerre.
Il en va de l'érotisme comme de la danse : l'un des partenaires se charge toujours de conduire l'autre.
Un opéra commence à six heures. Trois heures plus tard, on regarde sa montre... et il est déjà six heures vingt !
En France, nous avons la chance d'avoir un patrimoine musical aussi riche à l'opéra que dans le symphonique. C'est rarissime.
Cafés populaires, gares routières, gargotes de relais, marchés aux bestiaux. Partout où je passe, chaque brin d'alfa, chaque rose des sables chante la mélancolie d'avant. Ce chant tressé d'odeurs de thym et de benjoin.
L'oeuf ne danse pas avec la pierre.