Si le premier acte est vraiment bon, on ne le sait qu'à la fin de la pièce.
Il y a beau jour que tout le monde sait que l'homme descend du singe, mais on le cacha longtemps pour ne pas humilier ce dernier.
Le mot "homme" est un terme générique qui embrasse les femmes.
Il ne fait pas bon travailler quand la cigale chante.
La civilisation a rendu l'homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement que jadis.
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
Ce qui compte dans le temps qui vient, c'est pas le travail, c'est la paresse. Tout le monde s'accorde pour dire que le travail n'est qu'un moyen. On parle d'une civilisation du loisir. Quand on y arrivera on aura perdu tout sens du loisir.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
Richesse. Notion relative. Depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes, on sait toutefois que l'on est considéré comme riche à partir de 3.500.000,00 francs et pauvre jusqu'à 3.499.999,00 francs.
L'étude a cela de bon qu'elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu'elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d'un bout de la ville à l'autre.
On dit à Hollywood qu'il faut toujours pardonner à ses ennemis, car on ne sait jamais quand il faudra travailler avec eux.
A la mort de son mari, elle cessa enfin de se sentir seule.
Si certaines personnes mouraient et que d'autres ne mouraient pas, la mort serait une terrible affliction.
Il n'est si bon cheval qui ne bronche.
Le temps passe et la mort vient.
Le temps de lire est toujours du temps volé. C'est sans doute la raison pour laquelle le métro se trouve être la plus grande bibliothèque du monde.
Si j'avais ma vie à vivre encore, je la vivrais de la même manière. Peut-être que quelques changements ici ou là, mais rien de spécial. La vérité est, chérie, j'ai apprécié ma vie. J'ai passé un bon moment.
La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l'homme.
Et puis un soir, dans mon miroirJe verrai bien la fin du cheminPas une fleur et pas de pleursAu moment de l'adieu.
Il va falloir qu'un jour enfin je me décide à lire les livres que, depuis trente ans, je conseille à mes amis de lire.
Autrefois, quand on était las et dégoûté du monde, on entrait au couvent ; et lorsqu'on avait du bon sens, on y restait. Aujourd'hui, quand on est las et dégoûté du monde, on entre dans la révolution, et lorsqu'on est intelligent, on en sort.
Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer.
On peut bien ouvrir et lire nos lettres. On n'y trouvera que des exemples de droiture et le dégoût des combines.
A quoi bon enseigner la géométrie, la physique, la chimie à un garçon qui veut être musicien ? Qu'en retient-il ? Rien.
Je déteste la violence. Quand je tiens une arme à feu, je sens la mort entre mes mains, mais c'est amusant de faire semblant dans les films.
L'homme ne refuse pas son soupir à la mort qui arrive.
Être bon est facile, ce qui est difficile c'est d'être juste.
A la fin le pessimiste aura peut-être raison mais l'optimiste aura mieux vécu.
L'homme brave ne s'abat pas dans le malheur, et ne se cache pas dans l'adversité.
Amour, amour! Je lève un doigt mouillé qui cherche à tous les vents le bon vent de l'amour.
L'homme est allé sur la lune mais il ne sait pas encore faire un flamboyant ou un chant d'oiseau.