L'histoire nous a enseigné que personne n'a jamais mis fin au chantage d'un pays totalitaire par l'apaisement.
Tous les bons films sont basés sur la façon dont cette histoire a été racontée. Et vous ne pouvez pas le faire avec un mauvais script, c'est sûr.
Avec toi, j'étais ailleurs, en un lieu étranger, étranger à moi, même. Tu m'offrais l'accès à une dimensions d'altérité supplémentaire, à moi qui ai toujours rejeté toute identité et ajouté les unes aux autres des identités dont aucune n'était la mienne.
On n'aime jamais plus son pays que quand on s'en est éloigné et qu'on ne peut plus y revenir. C'est toujours l'éternel et irrésistible attrait du fruit défendu qu'il exerce sur nous.
Pour une femme le premier baiser est la fin du commencement. Pour un homme, c'est le commencement de la fin.
Ma vie a été un rêve. Si quelqu'un devait écrire une histoire à ce sujet, cela semblerait un peu irréel. C'est le genre d'histoire que je lisais et que je disais : "Non, ce n'est pas possible".
Tu veux savoir quelle est, pour une vie, la plus vaste étendue ? Vivre jusqu'à la sagesse. Celui qui l'a atteinte touche non pas le terme le plus reculé mais le terme suprême.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Une femme se réclame d'autant de pays natals qu'elle a eu d'amours heureuses.
Ils abordaient l'Amérique avec espoir, détermination, et un peu de peur. On n'en renvoya que deux cent cinquante mille. Trois mille préférèrent se suicider en Amérique plutôt que de retourner vivre dans le pays qu'ils avaient fui.
Être père c'est avoir des responsabilités. Pas juste pour ta famille principale, mais aussi pour la famille secrète au Danemark dont personne n'est au courant.
La fin de l'année se termine et il est temps pour vos élèves d'attribuer une note à leur professeur : 20/20. Merci pour votre enseignement !
Le plaisir du texte est semblable à cet instant intenable, impossible, purement romanesque, que le libertin goûte au terme d'une machination hardie, faisant couper la corde qui le pend, au moment où il jouit.
Le bonheur repose sur le malheur, le malheur couve sous le bonheur. Qui connaît leur apogée respective ?
Au constat que la prison échoue à réduire les crimes, il faut peut-être substituer l'hypothèse que la prison a fort bien réussi à produire la délinquance, type spécifié, forme politiquement ou économiquement moins dangereuse - à la limite utilisable - [...] â–º Lire la suite
Le roman est l'histoire des hommes et l'histoire le roman des rois.
Si deux personnes s'aiment, il ne peut y avoir de fin heureuse.
Les raisons, les motivations d'un être humain-enfant sont, jusqu'à la fin de la résolution oedipienne, surtout des raisons émotionnelles et affectives.
Quelle est la frontière, la limite au-delà de laquelle on peut considérer que le cerveau ne répond plus comme avant ? Mieux vaut disparaître trop tôt que trop tard. Qu'est-ce qu'on y perd ?
Voici la France, encore au début du siècle dernier la plus grande puissance du monde, aujourd'hui bien distanciée ; et même qui, malgré de récents progrès, éprouve quelque peine, pour se moderniser tout en gardant en équilibre, à suivre le train de pays plus agiles qu'elle
L'échec est le terme dernier.
Si j'avais su que la fin du monde était proche, j'aurais apporté de meilleurs livres.
Chaque histoire s'accompagne d'un nombre indéterminé d'anti-histoires dont chacune est complémentaire des autres.
Le véritable réel ne se limite pas à l'aspect chatoyant de l'extérieur.
Excepté pour la passion du héros, un roman doit être un miroir.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
La mort semble la seule route possible pour retrouver la dignité perdue. Le retour du pays d'un reflet.
À un enfant, quel que soit son âge, on n'a jamais le droit de voler la fin d'une belle histoire.
Seules les vraies amies restent pour débarrasser à la fin du dîner.
L'honneur d'un pays ne réside pas dans la beauté de ses monuments mais bien dans le fait que tous ses habitants aient un toit.
Écrire ce n'est pas raconter des histoires, c'est raconter une histoire et son absence, c'est raconter une histoire qui en passe par son absence.