Une pièce de théâtre, c'est quelqu'un. C'est une voix qui parle, c'est un esprit qui éclaire, c'est une conscience qui avertit.
La cruauté, bien loin d'être un vice, est le premier sentiment qu'imprime en nous la nature ; l'enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle son oiseau, bien avant que d'avoir l'âge de raison.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyen d'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme.
L'homme supérieur agit avant de parler, puis parle selon son action.
Toute action dans le théâtre doit avoir une justification intérieure, être logique, cohérente et réelle.
Réussir au théâtre sans la presse, sans les amis, ni les ennemis, sans première ni répétition générale, voilà le rêve.
Si les garçons est les hommes peuvent être soudés ensemble dans l'ardeur d'un sentiment fugace, ils doivent être faits de métaux capables de fusionner, sinon, inévitablement, ils se sépareront quand la chaleur disparaîtra.
C'est un tourment de conscience que la rencontre d'opinion ou de préférence avec un sot. Alors on est bloqué, puisqu'on ne peut plus se contredire, et il n'y a plus qu'à se taire en rageant.
Une pièce de trois sous vaut toujours mieux qu'une larme.
Dès que l'on parle de poux, tout le monde cherche à les attraper, si l'on craint soi-même d'en être un, comment faire ?
Pas étonnant que nos solitudes soient plus nombreuses, le sentiment de notre isolement, plus vif. Chaque homme, en sa conscience, recommençant l'éternité.
Les longs souvenirs font les grands peuples. La mémoire du passé ne devient importune que lorsque la conscience du présent est honteuse.
Le spectacle de l'injustice m'accable, mais c'est probablement parce qu'il éveille en moi la conscience de la part d'injustice dont je suis capable.
Je sens en moi une paix au-dessus de toutes les dignités terrestres, une conscience tranquille et tranquille.
Les ministres doivent montrer qu'ils en ont. Je parle des nerfs bien entendu.
Qui parle beaucoup à table a encore faim en se levant.
Le temps, cet alibi terrien créé de toute pièce pour regarder passer la vie derrière soi.
Tous les grands artistes à qui je parle disent qu'ils sont piégés dans une formule et qu'ils recherchent la musique de demain.
Vieillir, c'est devenir le comédien de ses premières sincérités.
Dans cette comédie sans fin que nous appelons la vie, chacun joue un rôle. Il y a les jeunes premiers, les victimes et ceux qui assurent les entractes comiques. Mais pour la pièce soit réellement captivante il faut un héros et un méchant...
Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
La pitié est le sentiment qui arrête l'esprit devant ce qu'il y a de grave et de constant dans les souffrances humaines et qui l'unit avec le sujet souffrant.
Quand on sait entendre, on parle toujours bien.
Le sentiment est plus attirant que l'intelligence et il apporte une contribution plus grande à une oeuvre d'art.
Foule : immense théâtre ambulant où chacun désespère d'obtenir un rôle qui lui permette d'en sortir.
C'est surtout au théâtre que chacun est responsable de ses actes.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
La science - toute science - est sans conscience ni limites.
« Les petits ruisseaux font les grandes rivières. »Ainsi parle mon épicier empochant les sous des misérables. Ainsi parle tel financier raflant l'épargne des humbles gens. Ainsi parle Chamberlain en voyant couler le sang des petits enfants des Boers. Et tous trois disent exactement la même chose.
La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre.