Citation d'Adolf Hitler sur Mort, Nature et Science

Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. [...] Mais il n'est pas question que le national-socialisme se mette un jour à singer la religion en établissant une forme de culte. Sa seule ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui ne soit rien de plus qu'un hommage à la raison [...] Il n'est donc pas opportun de nous lancer maintenant dans un combat avec les Églises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d'apaisant. Le dogme du christianisme s'effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu'à prouver que dans la nature il n'existe aucune frontière entre l'organique et l'inorganique. Quand la connaissance de l'unive

Adolf Hitler
Chancelier, Criminel de guerre, Homme d'état, Homme politique, Nazi (1889 - 1945)

Explications

Sens de la citation

Cette citation, attribuée à Adolf Hitler, exprime une profonde opposition entre le christianisme et la doctrine national-socialiste. Pour l'auteur, le christianisme est vu comme une "rébellion contre la loi naturelle" qui promeut l'échec humain. Le national-socialisme, en revanche, se veut une doctrine scientifique, un hommage à la raison, et rejette toute forme de culte religieux. L'objectif stratégique mentionné est de laisser le christianisme "mourir de mort naturelle", car ses dogmes s'effritent face aux progrès de la science, éliminant ainsi le besoin d'un affrontement direct avec les Églises.

Interprétations possibles

  • Vision de la Force et de la Nature : L'auteur interprète le christianisme comme une faiblesse qui va à l'encontre des lois de la nature (peut-être en référence à la survie du plus apte ou à la célébration de la force physique et morale). Le national-socialisme est présenté comme son opposé, aligné sur la force et la raison.
  • Stratégie Politique : Le refus de se lancer dans un combat immédiat avec les Églises peut être interprété comme une tactique pragmatique. Il s'agissait d'éviter de créer des martyrs ou de mobiliser une forte opposition religieuse, préférant une érosion progressive de l'influence de l'Église.
  • Culte de l'État : En rejetant la religion traditionnelle, l'auteur cherche à établir une doctrine d'État qui prendrait la place de la religion dans la vie des citoyens, axée sur l'idéologie national-socialiste, se présentant comme la nouvelle autorité morale et scientifique.

Application dans la vie quotidienne

Étant donné l'idéologie destructrice et totalitaire de l'auteur, cette citation n'a aucune application morale ou positive dans la vie quotidienne. Elle sert plutôt de mise en garde historique contre :

  • L'utilisation de la "science" ou de la "raison" pour justifier des idéologies haineuses et anti-humanistes.
  • La tentative des régimes totalitaires de remplacer la foi ou la conscience individuelle par un culte d'État.
  • Le danger de l'opposition radicale entre nature et morale ou compassion.

Critiques ou limites

Les critiques principales de cette citation sont :

  1. Dénaturation du Christianisme : L'affirmation que le christianisme est un "cultur[e] systématique de l'échec humain" est une caricature délibérée de la religion, qui met l'accent sur la compassion, le sacrifice et la valeur de chaque individu.
  2. Fausse Rationalité : Le national-socialisme était basé sur des fondements pseudoscientifiques (comme l'eugénisme et les théories raciales) et non sur une doctrine purement rationnelle. Son idéologie était fanatique et non pas un "hommage à la raison".
  3. Hypocrisie Stratégique : La volonté de laisser le christianisme "mourir de mort naturelle" masque les persécutions réelles menées par le régime nazi contre des membres du clergé et des fidèles qui s'opposaient à son idéologie.

Morale ou résumé à retenir

Le point clé à retenir est que les idéologies totalitaires tentent souvent de démoniser les systèmes de valeurs concurrents (comme la religion) en les présentant comme irrationnels ou contraires à la nature. Elles cherchent à remplacer la foi par un culte d'État soi-disant "scientifique" pour justifier un contrôle absolu. Il faut toujours examiner de manière critique ce qui est présenté comme "raison" ou "science" par des régimes autoritaires.

Analyse du vocabulaire et du style

  • Vocabulaire Antagoniste : Utilisation de termes forts et polarisants ("rébellion", "protestation", "échec humain") pour diaboliser le christianisme.
  • Langage de la Justification : Le national-socialisme est valorisé par des termes positifs et absolus ("scientifiquement", "doctrine", "hommage à la raison").
  • Style Stratégique et Cynique : La fin du passage est très machiavélique, discutant de la mort du christianisme avec un cynisme froid ("Une mort lente a quelque chose d'apaisant") et insistant sur une approche stratégique et patiente.

Lien avec d’autres pensées

  • Nietzsche : On retrouve un écho lointain de la critique nietzschéenne de la morale chrétienne comme "morale d'esclaves", bien que Hitler détourne cette pensée au service de son idéologie raciale et politique.
  • Positivisme Scientiste Dévié : L'insistance sur la "science" et le "progrès" pour discréditer la religion relève d'une forme dévoyée de scientisme, qui absolutise la méthode scientifique pour des fins politiques.
  • Totalitarisme : Cette approche se lie aux idéologies totalitaires (comme le communisme stalinien, bien qu'il ait des racines idéologiques différentes) qui cherchaient à éradiquer ou neutraliser l'influence des institutions religieuses.

Origine de la citation

Cette citation est généralement attribuée à des propos tenus par Adolf Hitler et enregistrés dans les "Propos de table" (également connus sous le nom de "Libres propos sur la guerre et la paix" ou "Testament politique"). Ces notes n'ont pas été écrites directement par Hitler, mais par un de ses secrétaires, Martin Bormann, lors de conversations privées au Quartier général entre 1941 et 1944. L'authenticité exacte et le contexte de certaines phrases peuvent être débattus, mais elles reflètent largement l'hostilité idéologique de Hitler envers le christianisme.

Auteur de la citation

L'auteur de la pensée est Adolf Hitler (1889-1945), le chancelier et dictateur de l'Allemagne de 1933 à 1945, et le chef du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Il est la figure centrale du régime nazi, responsable de la Seconde Guerre mondiale et de l'Holocauste.

Contexte historique ou culturel

Le contexte est celui de l'Allemagne nazie (Troisième Reich) pendant la Seconde Guerre mondiale (1941-1944). Bien que le régime nazi ait initialement signé un concordat avec l'Église catholique (en 1933) et ait maintenu une relation ambiguë avec les Églises protestantes, son idéologie fondamentale était profondément antichrétienne. Les nazis cherchaient à remplacer le christianisme par une nouvelle religion politique païenne ou un culte de la race et du Führer. La citation exprime la stratégie à long terme du régime pour éradiquer l'influence chrétienne après avoir consolidé son pouvoir.

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