Moi qui m'imaginais la mort un peu grandiloquente, avec des tas de flonflons et des grandes orgues, j'allais partir sans sommation, presque sur la pointe des pieds
Enfin, comme je te le disais, la crevette c'est le fruit de la mer. On la fait au barbecue, bouillie, grillée, rôtie, sautée. T'as la crevette kebab, la crevette créole, le gombo de crevettes ; à la planche, à la vapeur, [...] â–º Lire la suite
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
L'âme, lorsqu'elle est malade, fait précisément comme le corps : elle se tourmente et s'agite en tous sens, mais finit par trouver un peu de calme. Elle s'arrête enfin sur le genre de sentiments et d'idées le plus nécessaire à son repos.
Pourquoi vouloir dès maintenant nous montrer si intelligents quand nous pourrions tout juste être un petit peu moins bêtes ?
Une mort d'homme, ça n'existe pas. Il y a la mort tout court.
Il est le meilleur parmi les meilleurs celui qui sait qu'en cette vie tout est question de mesure ; un peu plus, un tantinet moins..
Combien d'hommes meurent dans un homme avant sa mort !
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
Dans le monde, il existe, parallèlement à la force de la mort et de la contrainte, une force de persuasion énorme appelée culture.
Oeuf : point de départ pour une dissertation philosophique sur la genèse des êtres.
La mort ne change pas la vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin indéchiffrable.
La fidélité à un mort est une damnation pour une vivante.
Nous nous repentons rarement d'avoir peu parlé, mais très souvent d'avoir trop parlé.
La mort d'un rêve n'est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l'a perdu un deuil tout aussi profond.
Beaucoup de poudre et peu de plomb amènent le gibier à la maison.
Si notre peur consciente est de ne pas être aimé, notre peur réelle, mais généralement inconsciente, est d'aimer. Aimer signifie se compromettre sans garantie, se livrer sans réserve, en espérant que notre amour engendrera l'amour dans l'aimé. L'amour est un acte de foi, et qui a peu de foi a peu d'amour.
La pire des violences conjugales c'est la victimisation narcissique, c'est la clé de toute suspicion, la clé d'un futur impossible car peu d'experts la comprendront puisque c'est de la psychocriminologie.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
J'ai un rapport un peu bizarre avec l'anglais et les Anglais : ça a toujours été une culture à côté de moi.
La mort n'est rien. C'est le corps qui meurt. L'essentiel, c'est l'esprit. L'esprit vit. On ne peut pas détruire l'esprit.
Il n'existe pas de sujet peu intéressant, il n'y a que des personnes peu intéressées.
Restez un peu afin que nous puissions en finir plus tôt.
La prospérité fait peu d'amis.
La nature ne fait rien en vain ou pour des fins peu considérables.
Dehors, c'est froid, y'a plus d'humanité. Un homme est mort inanimé devant un immeuble inhabité. C'est la crise ! La crise ? Qui est-ce qu'elle atteint ? Toi, moi ou le suicidaire qui escalade un toit ?
La mort est aussi soudaine dans ses caprices qu'une courtisane l'est dans ses dédains, mais plus fidèle, elle n'a jamais trompé personne.
Chaque concession ne peut qu'affaiblir un peu celui qui la fait et offenser davantage celui qui l'obtient.
Il faut aider l'enfant à lire : celui qui semble savoir lire ne doit pas être abandonné trop tôt au tête à tête avec ses livres; celui qui hésite un peu doit être secouru, encouragé...
La femme s'est toujours réservé la part captivante de la séduction (la séductrice), lui s'est toujours retrouvé avec la part légèrement ridicule (le séducteur).
La mort c'est la finale, le sommeil c'est l'entrainement.