Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de créativité vraie, pas d'effervescence. Misère du peuple, opression nationale et inhibition de la culture sont une seule et même chose. Après un siècle de domination coloniale, on trouve une culture rigidifiée à l'extrême, sédimentée, minéralisée.
L'assimilation en France des immigrants Européens, imprégnés depuis le fonds des âges par la culture gréco-latino-judéo-chrétienne, ne soulève pas de grandes difficultés. Seuls font problème les immigrants du Tiers-Monde. Ces communautés peinent autant à se moderniser sur leur propre sol, [...] â–º Lire la suite