Un dictateur n'est qu'une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.
Les gens qui font des documentaires doivent être fidèles aux faits. Mais quand vous faites un drame, une fiction basée sur la vie, tout ce à quoi vous devez être fidèle, c'est l'esprit des faits, ce que je pense être [...] â–º Lire la suite
Au rayon romanesque des amours impossibles, il n'y a pas trente-six solutions, il y en a mille.
L'art poétique, la mécanique romanesque obéissent à d'autres règles que celles du savoir. L'abandon, la mesure.
L'esprit ne se développe jamais dans la corruption et le mensonge.
Parce que si vous avez vécu, comme moi, plusieurs années sous le totalitarisme nazi, puis 20 ans de totalitarisme communiste, vous réaliserez certainement à quel point la liberté est précieuse, et combien il est facile de perdre votre liberté.
Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires.
- Si vous essayez de bâtir pour le futur, il faut couler des fondations solides. Les lois de ce pays, asservissent le peuple à son Roi, à un Roi qui demande la loyauté, mais qui n'offre rien en contrepartie ! Je [...] â–º Lire la suite
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
La corruption est l'intrusion du gouvernement dans l'efficacité du marché sous la forme de réglementations.
La fiction ne suffit pas à caractériser le roman, mais un certain rapport entre cette fiction et la réalité.
Les lois font les bagnes, les moeurs font les lupanars. La lumière crée le peuple, la nuit enfante la plèbe. La veste rouge du forçat est taillée dans la robe rouge du juge.
Entre la femme qui l'a mis au monde et celle qui l'y garde, un romancier se devrait de remercier la terre entière.
La liberté aussi peut corrompre, et la liberté absolue peut corrompre irrévocablement.
Loger tout le pouvoir dans un seul parti et l'y maintenir, c'est assurer un mauvais gouvernement et la détérioration sûre et graduelle des moeurs publiques.
L'athéisme ne conduit pas nécessairement à la corruption des moeurs.
"J'ai peur de la peur." C'est elle qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
La fiction ne trompe pas. Les êtres finissent toujours par se révéler tels qu'ils sont.
La vérité est toujours plus surprenante que la fiction, parce que la fiction doit coller à ce qui est possible, alors que la vérité, elle, n'y est pas obligée.
Il n'y a plus guère de remède au mal, quand les vices d'hier sont devenus les moeurs d'aujourd'hui.
Seul le fantastique a des chances d'être vrai.
Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l'habitude devient une tyrannie.
Le destin est la fiction d'un être qui sait l'avenir et qui pourrait l'annoncer.
La tyrannie mène à la lacheté de l'esprit.
L'obligation au bonheur est totalitaire, et c'est la tyrannie de l'époque.
Le savant dont les moeurs sont déréglées ressemble à un aveugle qui porte un flambeau dont il éclaire les autres, sans pouvoir s'éclairer lui-même.
Il y a une grande analogie entre la tyrannie de tous et la tyrannie d'un seul.
Ni dans le coeur des individus ni dans les moeurs de la société, il n'y aura de paix durable tant que la mort ne sera pas mise hors la loi.
C'est une extraordinaire chose que le théâtre. Des gens comme vous et moi s'assemblent le soir dans une salle pour voir feindre par d'autres des passions qu'eux n'ont pas le droit d'avoir - parce que les lois et les moeurs s'y opposent.
Je ne puis m'empêcher de rendre grâces au hasard qui m'a mis dans la nécessité de parvenir à composer silencieusement et librement, en me garantissant ainsi de la tyrannie des habitudes des doigts, si dangereuses pour la pensée.
Un romancier est plus doué pour l'écrit que pour l'oral. Il a l'habitude de se taire et s'il veut se pénétrer d'une atmosphère