Le sang procure toujours la même ivresse, le même sentiment de victoire et de plénitude à celui qui le verse.
La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait.
Un joueur d'échecs c'est comme de la peinture, s'il n'est pas brillant il est mat.
Le suprême triomphe de la raison est de jeter le doute sur sa propre validité.
L'amour affirme, engage, entraîne, l'amitié attend. Chacun a d'égales richesses, mais elles ne sont pas du même ordre. Aimer d'amour, c'est partir à la conquête des étoiles et tout risquer pour un embrasement du ciel.
Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur : celui qui est vainqueur, c'est celui qui peut, un quart d'heure de plus que l'adversaire, croire qu'il n'est pas vaincu.
L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. Répandre ces préceptes, c'est préparer une humanité plus vaillante, plus forte - partant plus scrupuleuse et plus généreuse.
Dans l'état du triomphe on peut goûter une jouissance d'orgueil telle, qu'elle donne l'illusion du bonheur. Mais cette surexcitation passagère est loin de la vraie et pure joie qui nous monte, au coeur quand nous sommes seuls.
L'amour triomphe de tout ; nous aussi cédons à l'amour.
On est philosophe dans la bataille d'autrui.