On voit que le vent ne sait pas lire quand il feuillette les pages d'un livre à l'envers.
La mort ne change pas la vie en destin. Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page, texte enfin indéchiffrable.
Ne plus lire depuis longtemps, c'est comme perdre un ami important.
La bêtise des gens consiste à avoir une réponse à tout. La sagesse d'un roman consiste à avoir une question à tout.
Un vent frais fait voler les feuilles, on dirait qu'il murmure l'adieu du soir à la forêt.
Les chanceux, même le vent est à leur service.
Tout homme est un livre où Dieu lui-même écrit.
L'honnêteté est le premier chapitre du livre de la sagesse.
La langue de bois est une de mes spécialités.
Qui sème le vent court après son chapeau.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Si vous êtes un livre ouvert, il n'y a aucune allure.
L'esprit est un abri commode où se réfugient et tiennent à l'aise toutes les confusions.
Un émissaire est un esclave qui ne recouvre sa liberté qu'après avoir livré son message.
Le livre est plus complexe qu'un ordinateur et aussi simple à ouvrir qu'un ciel d'été.
Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter.
Nos pensées sont comme des feuilles, au moindre coup de vent elles s'envolent.
Un livre n'est excusable qu'autant qu'il apprend quelque chose.
Un livre qu'on soutient est un livre qui tombe.
Un livre est grand par la grandeur du désespoir dont il procède, par toute cette nuit qui pèse sur lui et le retient longtemps de naître.
Après un temps vient l'autre, et après le vent la pluie.
Ecrire, c'est lire en soi pour écrire en l'autre.
- Ça va ? C'est pas trop dur comme boulot ? Dis, si tu veux ramasser des balles, tu peux toujours aller à Roland Garros, hein, j'connais bien le Big Boss là bas ! - Ben... j'suis bien obligé de ramasser les balles, [...] ► Lire la suite
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
Il y est aussi et surtout question de l'impérialisme des médias, du grand décervelage auquel procèdent la publicité, les jeux, les feuilletons, les «informations» télévisées. Car, comme le dit ailleurs Bradbury, « il y a plus d'une façon de brûler [...] ► Lire la suite
Je n'ai peut-être pas le sens des chiffres, et de combien de litres de lait nous pouvons envoyer à Kaunas, je n'en bois pas, mais j'ai un joli talent pour sentir si quelque chose est un scandale. Quand l'attaché de [...] ► Lire la suite
Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
L'art culinaire est plus important que l'art littéraire. Et on peut très bien vivre sans savoir lire tandis qu'il faut manger.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.