Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Seuls le bonheur et le malheur extrêmes semblent donner quelque prix à l'existence, c'est de toute façon les seuls souvenirs qui restent à la surface après le brassage des ans.
Il a fallu cent ans pour effacer les discriminations les plus criantes entre les hommes et les femmes, mais qu'attend-on pour abroger celles qui restent ?
Se plaindre de mourir, c'est se plaindre d'être homme.
Les Hippies sont ou restent conditionnés par les mécanismes fondamentaux de cette société. Leur asocialité est communautaire, tribale. Quant à la régression et à l'infantilité, qui font le charme séraphique et triomphant des communautés hippies, inutile de dire qu'elles ne [...] â–º Lire la suite
Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris.
L'homme, s'il le veut, peut toujours à côté d'un arbre mort planter un arbre de vie.
Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves.
Après ne pas vivre avec ceux qu'on aime, le plus grand supplice est de vivre avec ceux que l'on n'aime pas. C'est-à-dire avec plus des trois quarts du genre humain.
Le grain bouffi d'orgueil tombe le premier sous la meule.
Le découragement est, en toute chose, ce qu'il y a de pire ; c'est la mort de la virilité.
Tu ne luttes point contre la mort en ensevelissant les cadavres.
La critique n'est utile qu'en tant qu'elle guide l'action.
La nature est par définition le complexe vivant dans lequel l'être humain doit enfin trouver sa juste place s'il ne veut être éradiqué par ses propres erreurs.
Ce qui me turlupine, c'est d'être mis en bière sans alcool... Surtout en cas de mort subite !
La mort est une affaire très monotone et ennuyeuse, mon conseil est de ne jamais avoir affaire à elle.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Le problème moral des représailles - A-t-on le droit de tuer un homme, fût-ce un ennemi, quand on sait que cet acte entraînera automatiquement la mort d'une cinquantaine d'innocents ? - n'a jamais été résolu.
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
- Ça fait vraiment du bien de chier un coup ! Vous croyez en Dieu ? il faut pas se demander si on croit en Dieu mais si Dieu croit en nous. J'avais un ami qui s'appelait Gonvalski, on était déportés ensemble [...] â–º Lire la suite
- Ben, que penses-tu de la mort ?- La mort, la vie...ça ne peut pas se séparer, ça se regarde ensemble.
Minuit, c'est quand la veille tombe le lendemain.
La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre.
Il y a des moments où l'on en veut à mort à toutes les jeunes filles qu'on rencontre, parce qu'elles ne vous jettent pas leur coeur et 20.000 livres de rentes.
Le goût de la mort est sur mes lèvres. Je ressens quelque chose qui n'est pas de cette terre.
La Mort est la soupape de la Vie.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
Les gens qui ne se marient pas restent des enfants toute leur vie.
Tout homme a besoin d'une femme, ne serait-ce que parce qu'on ne peut pas toujours se plaindre du gouvernement.
Aucun auteur ne songe à mettre en doute l'auteur d'une critique favorable.