On ne vit pas comme on veut, mais comme on peut.
C'est le commencement, le monde est à repeindre, l'herbe veut être verte, elle a besoin de mes regards.
Qui veut être riche en un an, au bout de six mois est pendu.
Celui qui fait un système ne veut pas changer sa théorie. Il aime mieux modifier les faits.
L'homme civil veut que les autres soient contents de lui, le solitaire est forcé de l'être lui-même ou sa vie lui est insupportable.
Quiconque veut oublier peut toujours essayer.
Ne plus consulter de voyantes ni d'astrologues. Si leurs prédictions sont mauvaises, on vit dans la crainte. Si elles sont bonnes, on vit dans un espoir toujours déçu.
Si l'on veut vraiment savoir comment la justice est rendue dans un pays, on n'interroge pas les policiers, les avocats, les juges ou les bourgeois protégés. L'un va aux non-protégés - ceux, précisément, qui ont le plus besoin de la protection de la loi ! - et écoute leur témoignage.
L'amour veut vivre aux dépens de sa soeur, l'amitié vit aux dépens de son frère.
Si une femme ne veut pas être handicapée par son intelligence, elle doit prendre bien soin de la dissimuler derrière un audacieux décolleté.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Être raisonnable, ça veut toujours dire écouter quelqu'un d'autre.
La mort, c'est long parfois, ça veut vivre avant de finir.
Qui veut choisir souvent prend le pire.
L'homo consumens vit dans l'illusion du bonheur, tout en souffrant inconsciemment de son ennui et de sa passivité. Plus il détient de pouvoir sur les machines, et plus il devient impuissant en tant qu'être humain ; plus il consomme et plus il devient l'esclave de ses besoins croissants créés et manipulés par le système industriel.
Je ne cherche absolument pas quelqu'un qui soit d'accord avec moi à propos de tout ou quelqu'un qui veut me faire plaisir en croyant ce que je crois.
On est jeunes, on est censés passer notre temps à boire. On est censé se conduire mal et on est censé baiser comme des malades. On est là pour, pour faire la fête, c'est ça être jeune. Y'en a quelques [...] â–º Lire la suite
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.
La faiblesse humaine est de désirer savoir ce qu'on ne veut pas savoir.
En dehors de l'amour, un homme ne vit pas : il s'agite.
Bonheur gît en médiocrité, Ne veut ni maître ni valet.
Connaître un homme aujourd'hui, veut surtout dire connaître ce qu'il y a en lui d'irrationnel, ce qu'il ne contrôle pas, ce qu'il effacerait de l'image qu'il se fait de lui.
Celui qui vit loin des hommes ressemble aux raisins mûrs. Et celui qui vit avec eux ressemble aux raisins verts.
Ecrire, ce n'est pas commenter ce que l'on croit savoir, mais chercher ce qu'on ne sait pas encore et ce que parler veut dire.
Un jeune médecin vit moins qu'un vieil ivrogne.
La notion d'autorité, la conception de l'éducation évoluent avec celle d'une paternité qui se veut plus active au foyer, plus présente.
Il est curieux comme le même mot peut avoir des sens complètement opposés. En art, Académie, c'est la nudité. En littérature, Académie, cela veut dire, jamais trop habillé.
Quand on veut enterrer une décision, on crée une commission.
C'est contrarier les desseins du maître que d'arracher à la branche le fruit qu'elle veut nourrir encore.
Le sauvage vit en lui-même ; l'homme sociable toujours hors de lui ne sait vivre que dans l'opinion des autres.