Un champion sait ce qu'il veut et va jusqu'au bout. Il ne fait plaisir que lorsque c'est mérité.
Le sage fuit l'amour qui n'apporte que chagrins et contrariétés, sauf qu'en ayant remporté la victoire en fuyant, il se retourne et se demande pourquoi il a couru si vite.
On dit communément qu'on s'attache par ses bienfaits. C'est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d'aimer.
Si l'on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Le plaisir qu'un homme d'honneur a dans la conscience d'avoir fait son devoir est une récompense qu'il se paie de toutes ses peines.
Selon mon expérience, on ne peut, sous quelque forme que ce soit, dépendre des relations humaines pour obtenir une récompense durable. C'est seulement un travail qui satisfait vraiment.
Le courage, c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l'univers profond, ni s'il lui réserve une récompense.
Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art, la souplesse des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.
Je ne comprends toujours pas pourquoi on félicite et récompense ceux qui ont des beaux enfants, comme si c'était leur faute. Pourquoi, alors, ne pas punir et mettre des amendes à ceux qui ont des enfants handicapés ?
Je comprends que le clergé soit partisan du repos dominical : c'est le dimanche que ces messieurs travaillent le plus.