La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
On reconnaît Dieu à ses oeuvres.
Si un Dieu a fait le monde, je n'aimerais pas être ce Dieu, car la misère du monde me déchirerait le coeur.
Nous n'aurions plus rien d'humain si le langage en nous était en entier servile.
Le ragtime est la musique sur laquelle Dieu danse quand personne ne le regarde.
Le crayon de Dieu lui-même n'est pas sans gomme.
L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
L'acteur s'adresse à un public hypothétique. Il le regarde mais ne le voit pas. C'est un regard qui le traverse, qui passe au-delà de lui.
La parole se fait poème.
C'est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher.
- Je peux te poser une question ? - Oui. - Tu trouves pas qu'on va bien ensemble ? - Si. - Tu trouves aussi ? Moi je trouve qu'on va bien ensemble. J'aime bien être avec toi parce que [...] â–º Lire la suite
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Il y a une limite où l'intellect échoue et tombe en panne, et cette limite est où les questions concernant Dieu et le libre arbitre et l'immortalité se posent.
Dieu est le semeur : tout part de lui, et rien n'y revient. Dieu n'a pas de gestes de seconde main.
Si l'homme est libre, c'est Dieu qui ne l'est pas.
Cette frontière extrême du langage, où la parole est la demeure de l'être.
Les yeux qui n'ont pas pleuré ne voient rien.
La mémoire, c'est curieux, s'attarde délicieusement là où les yeux ont pleuré.
Attendu qu'un grand nez est proprement l'indice D'un homme affable, bon, courtois, spirituel, libéral, courageux, tel que je suis, et tel Qu'il vous est interdit à jamais de vous croire, Déplorable maraud !
Le dieu de la guerre déteste ceux qui hésitent.
L'histoire, qui fut au siècle dernier le terrain de la reconquête de l'homme sur Dieu, est devenue le terrain de la reconquête de Dieu par l'homme.
L'art est le langage des sensations, qu'il passe par les mots, les couleurs, les sons ou les pierres.
Quel est le grand dragon que l'esprit ne veut plus appeler ni Dieu ni maître ? "Tu dois" s'appelle le grand dragon. Mais l'esprit du lion dit : "Je veux".
Mes mains servent à te toucher, mes bras à te protéger, mes yeux à te contempler, mon corps à te réchauffer et mon coeur a t'aimer...
Je ferme les yeux pour voir.
Considérez le chien apprivoisé, implorant une caresse, un regard de son maître : n'est-ce pas l'image de l'homme à genoux devant son Dieu ?
Tous les ans, au Festival de Cannes, les vedettes impalpables quittent la pellicule. Et s'offrent au regard des mortels.
Mon Dieu qui n'êtes personne, donnez-moi chaque jour ma chanson quotidienne, mon Dieu qui êtes un clown, je vous salue, je ne pense jamais à vous, je pense à tout le reste, c'est déjà bien assez de travail, amen.
L'attitude de l'homme devant le mystère de Dieu détermine toute sa vie sociale et culturelle.
Il y a un faux Dieu des philosophes et pourtant une vraie philosophie de Dieu.
L'idée olympique, c'est à nos yeux la conception d'une forte culture musculaire appuyée d'une part sur l'esprit chevaleresque, ce que vous appelez ici si joliment le fair play et, de l'autre sur la notion esthétique sur le culte de ce qui est beau et gracieux.