Un roman devrait être écrit pour être lu par hommes et femmes, indistinctement.
La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force voue êtes engagés.
L'écrivain écrit pour être aimé. Il est lu sans pouvoir l'être.
La littérature ne sert à rien. A rien. C'est comme un petit vent qui passe.
L'opinion consiste souvent en une sorte de critique. Mais la critique peut provenir de l'amour.
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
L'éducation devrait être la priorité : donner aux gens la possibilité de s'exprimer, de dire ce qu'ils ressentent.
Il est crucial que le monde entier se rende compte que pas un homme seul ne devrait être tué au nom de la justice, du peuple ou de la société.
C'est écrire qui est le véritable plaisir ; être lu n'est qu'un plaisir superficiel.
La chanson n'est pas une fille indigne de la littérature. On dit souvent plus dans une chanson de trois minutes que dans un roman de cinq cents pages.
Pour être admirable, la famille devrait être désintéressée.
Nous sommes intoxiqués par la littérature au point de ne pouvoir vivre par nous-mêmes.
On fait de la critique quand on ne peut pas faire de l'art, de même qu'on se met mouchard quand on ne peut pas être soldat.
Le critique est celui qui peut transposer d'une autre manière ou traduire en éléments nouveaux, son impression de la beauté.
La critique est la puissance des impuissants.
Quand on tient à ses souvenirs, on devrait fuir comme la peste les endroits où l'on a été heureux.
La vie est le roman de la matière.
J'ai toujours dit que le mariage devrait être une proposition moitié-moitié. Il doit avoir au moins cinquante ans et avoir au moins cinquante millions de dollars.
- Mais tu comprends rien du tout ce soir. - J'vois pas ce qui t'as vexé là dedans. - Ah nan ? Et bah j'vais te le dire moi, tiens lis moi la dernière phrase. Vas-y ! - Pourquoi, ça t'as pas [...] â–º Lire la suite
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
On devrait tolérer beaucoup plus de comportements hors normes.
Toute forme de langage devrait être reconnue et libre d'exister sans ironie.
On ne devrait assembler les hommes qu'à l'église ou sous les armes ; parce que là, ils ne délibèrent point, ils écoutent et obéissent.
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
Toute plaisanterie doit être courte, et même le sérieux devrait bien être court aussi.
Le cinéma policier, tout comme le roman policier, est le meilleur reflet de l'époque à laquelle il est tourné.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies.
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
Nul être soucieux de son équilibre ne devrait dépasser un certain degré de lucidité et d'analyse.