On pardonne à un être sur quelques minutes, comme à un livre sur quelques phrases.
Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête. Celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie.
L'ami est rare, en soi. C'est plutôt une figure abstraite, une projection imaginaire ou une mythologie adaptée tant bien que mal à la vie ordinaire. L'ami n'existe pas, en fait, c'est un nom commode donné à quelques-uns.
Le choix d'un bon livre n'est pas moins difficile que la lecture en est agréable.
Un accord verbal ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
Un livre doit remuer des plaies, en provoquer même. Un livre doit être un danger.
Il y a des phrases qui ne peuvent s'écrire qu'à la main.
La lecture encombre la mémoire et empêche de penser.
Une presse cynique, mercenaire, démagogique produira avec le temps un peuple aussi vil qu'elle.
Il faut que l'esprit séjourne dans une lecture pour bien connaître un auteur.
Ne jugez pas un livre à sa couverture
La destruction d'un livre est l'intention délibérée de forcer une amnésie qui permettra le contrôle d'un individu ou d'une société.
Je ne consulte pas par le livre de règles... Je mène avec le coeur, pas la tête.
Il n'y a pas de censure de la presse : en général, la loi sur les mesures de guerre aurait pu être encore plus radicale.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
Le but de la société ne saurait être seulement la production des richesses. Ce but est la plus grande diffusion possible de l'aisance, de bien-être et de la morale parmi les hommes.
Chaque page d'un livre est une ville. Chaque ligne est une rue. Chaque mot est une demeure.
Je veux favoriser le partage et la diffusion des connaissances et des savoirs.
On y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
Dans mon appétit de lecture il y a un besoin d'évasion. Je suis enserré dans une vie pleine de petits devoirs ennuyeux, je cherche à m'en échapper par des inattentions, des oublis et notamment celui du temps qui s'écoule.
La gratitude est la meilleure et la plus efficace lorsqu'elle ne s'évapore pas en phrases creuses.
Un auteur doit être dans un livre comme la police dans la ville : partout et nulle part.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps, seul l'oxygène l'est, mais un bon livre oxygène l'esprit
La lecture des évangiles produit d'abord un choc en ma subjectivité, puis, au contact de ces textes, je découvre que Jésus enseigne le désir et y entraîne. Je découvre que ces textes de deux mille ans ne sont pas en contradiction avec l'inconscient des hommes d'aujourd'hui.
Communiqué final. La hantise des diplomates qui doivent réussir à expliquer en trois minutes ce qu'ils n'ont pas réussi à analyser en trois jours.
- ... Ça veut dire « à bientôt », trois points, « peut-être » points de suspension, parce qu'elle finit pas ses phrases elle non plus, alors demande lui à ELLE ce que ça veut dire ! - Ça veut dire « à bientôt peut-être », « Salut [...] â–º Lire la suite
Le véritable auteur d'un livre est celui qui le fait publier.
La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
On dit souvent bien du mal de la bureaucratie, et moi tout le premier, mais ce jour-là j'ai dû reconnaître son mérite. Si l'on se met à manger le papier, c'est la bureaucratie qui nous fera vivre, car c'est elle la plus grande productrice de papier du monde !