La lecture est pour moi le contraire de l'écriture. Je n'ai pas de rites : c'est pour me détendre, rire, pleurer, rêver.
L'homosexualité était quelque chose de complètement nouveau pour moi, et je n'en avais que vaguement entendu parler. J'aurais dû rire ou m'en tirer par une plaisanterie, mais j'étais fou furieux. Quant à ce pauvre homme si timide, il était effroyablement gêné.
Le roman en tant que tel peut apparaître comme polémique parce que son ambition la plus profonde est de dévoiler les choses et de montrer ce qui se cache derrière nos certitudes et nos représentations.
J'ai une écriture un peu psychanalytique, je me lâche, je parle de moi, d'une adolescente qui a l'impression de ne pas être écoutée.
Le choix d'un bon livre n'est pas moins difficile que la lecture en est agréable.
Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter.
La totalité est en moi cette exubérance : elle n'est qu'une aspiration vide, un désir malheureux de se consumer sans autre raison que le désir même - qu'elle est tout entière - de brûler. C'est en cela qu'elle est l'envie [...] â–º Lire la suite
La tragédie stimule le sens du ridicule, car le ridicule est une attitude de défi : il faut rire de notre impuissance face aux forces de la nature.
Rire à chaudes larmes, pleurer à se tordre.
Celui qui possède un vieux chêne à gros glands possède bien plus qu'un arbre : une bibliothèque historique et un fauteuil d'orchestré réservé dans le théâtre de l'évolution.
Se repentir du passé, s'ennuyer du présent, craindre l'avenir : telle est la vie.
On s'imagine que Rabelais blasphème, alors qu'il ridiculise les superstitieux et les crédules,non la vraie foi.
Qui est le premier à rire de lui-même ne prête à rire à personne.
L'imprimerie multiplie indéfiniment, et à peu de frais, les exemplaires d'un même ouvrage. Dès lors, la faculté d'avoir des livres, d'en acquérir, suivant son goût et ses besoins, a existé pour tous ceux qui savent lire; et cette facilité de lecture a augmenté et propagé le désir et les moyens de s'instruire.
Je voudrais bannir les pompes funèbres : il faut pleurer les hommes à leur naissance, et non pas à leur mort.
Il persiste toujours, en chacun de nous, quelque souvenir poignant qui tempère nos joies, et nous empêche de rire jamais à l'aise, franchement.
C'est ce qui est agréable dans une vie de lecteur, quand ta bibliothèque intérieure résonne à chaque instant de ta vie.
La lecture est une amitié.
Une lecture amusante est aussi utile à la santé que l'exercice du corps.
Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
C'est une entreprise bien difficile que de faire rire les honnêtes gens. Et les autres donc !
Le rire parfois lève le rideau sur une hécatombe.
Il y a plus de génie dans une larme que dans tous les musées.
L'écriture d'un roman n'est pas fonctionnelle. Le style n'est pas le vêtement mais la peau d'un roman. Il fait partie de son anatomie comme ses entrailles.
Il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem.
Nous avons toute la vie pour nous amuser et toute la mort pour nous reposer.
Le livre n'est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l'homme.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
Fuis du plus loin la pointe assassine L'esprit cruel et le rire impur.
Le temps est un voile interposé entre nous et Dieu, comme notre paupière entre notre oeil et la lumière.
C'est vrai que la vie est rarement un roman en 18 tomes ; toutes les bonnes choses ont une fin, on ne repousse pas l'ultimatum.