Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Car la poésie est l'étoile Qui mène à Dieu rois et pasteurs.
Le seul vrai lecteur, c'est le lecteur pensif. C'est à lui que ce livre est adressé.
Vous n'avez pas vraiment vécu avant d'avoir découvert qu'un lecteur de disquettes peut aller à la piste -1 et se plaindre de n'y trouver rien à lire.
J'appelais de mes voeux la parition du chef-d'oeuvre de l'écrivain véritable: un livre blanc, constitué de pages blanches, sans un seul mot. Au lecteur d'y lire ce qu'il voudrait, au gré de sa plus grande liberté.
Rien n'apaise un lecteur toujours tremblant d'effroi,Qui voit peindre en autrui ce qu'il remarque en soi.
A propos d'un pet très long, vraiment très long et, disons la vérité, mélodieux, que je lâche au réveil, je me suis souvenu de Michel de Montaigne. Cet auteur rapporte que saint Augustin fut un fameux pétomane qui réussissait à jouer des partitions entières.
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
La poésie n'est qu'un certain étonnement, Et les moyens de cet étonnement.
C'est chose rare qu'un auteur cherche à se faire plus petit que son oeuvre.
La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
La poésie est à la fois une cachette et un haut-parleur.
La poésie est un art de vivre.
La poésie ne souffre aucune hypothèse, mais la seule évidence des miracles.
La poésie est un exhibitionnisme qui s'exerce chez les aveugles.
Un livre apporte au lecteur sa propre histoire.
Le lecteur n'a aucun droit, il n'a rien à attendre de l'écrivain.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
La récupération, le recyclage, c'est l'apanage des guerres, leur poésie en somme, cette façon qu'ont les choses de servir deux fois et à des buts distincts : les balles du front, en 14, deviennent pendentifs, ornements de bracelets, à l'arrière.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
La poésie est cette démarche qui par le mot, l'image, le mythe, l'amour et l'humour m'installe au coeur vivant de moi-même et du monde.
La poésie guérit les blessures infligées par la raison.
Même pour son bien, je ne veux obliger personne à me considérer comme son auteur favori.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
- Je me demande qui le premier a découvert que la poésie pouvait guérir de l'amour ! - J'ai toujours pensé que la poésie nourrissait l'amour... - Un amour sincère et fort, peut-être, mais s'il ne s'agit que d'une vague inclination, [...] ► Lire la suite