Le lecteur de la poésie n'analyse pas, il fait le serment de l'auteur, son proche, de demeurer dans l'intense.
Ici, que la poésie morte revienne à la vie.
Le poète est le spéléologue des âmes.
Il y a deux sortes de livres, celui que l'auteur écrit et celui dont le lecteur prend possession.
Le poète en mélancolie Pleure de n'être plus enfant.
Il se trouve dans les trois quarts des hommes, comme un poète qui meurt jeune, tandis que l'homme survit.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
Visible, nous le verrions le poète ; voyant, il nous verrait ; et nous pâlirions dans nos pauvres ombres, nous lui en voudrions d'être si réel, nous les malingres, nous les gênés, nous les tout-chose.
Le poète a inventé la nymphe mais la nature avait déjà créé l'océan, le nuage et la femme.
Quand le poète peint l'enfer, il peint sa vie.
Au poète trop épris de lui qui manie le revolver et la fronde Rendons le verbe pour le verbe A la fois matière et pensée A la fois granit et temple.
Le luxe d'un poète doit être de n'appartenir qu'à ses compatriotes.
Ce serment est toujours présent et ce serment est toujours valable: nous allons continuer ce long djihad, le djihad est difficile ... et passe par la mort et par l'intermédiaire de sacrifices.
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie.
Le poète n'a pas d'âge. Il naît.
La plume du poète dessine le contour des choses, et donne à ce qui n'est qu'un rien un nom.
Le poète fait comme la nature : il donne la vie à ce qui n'a pas vécu.
Je suis obéissant ; ce qu'un poète invente,Ne vaut pas une rose emportée par les flots.Roses, roses sans nom, vous êtes plus vivantesQue votre nom qui ne sera jamais éclos.
La poésie sauve, transforme une expérience dévastatrice en pureté.
La poésie est le souvenir des meilleurs et des plus heureux moments, des meilleurs et des plus heureux souvenirs.
La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait par l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
Il est évident que le poète écrit sous le coup de l'inspiration, mais il y a des gens à qui les coups ne font rien.
Il fait bon d'ouvrir la porte au rêve : on cherche la magique extase de la poésie dans la lecture des chef-d'oeuvre qu'elle a produits.
Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s'enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous !
Adieu poète ! Il faut que les mots enterrent les mots.
La poésie c'est le chant intérieur.
Le poète se consacre et se consume à définir et à construire un langage dans le langage.
La poésie est à la fois une cachette et un haut-parleur.
Le roman prend corps pour ensuite se vêtir. Prenant âme; la poésie demeure nue.
Je voudrais que le lecteur ne soit pas simplement modifié pendant la lecture, je voudrais que quelque chose soit modifié aussi dans sa façon de voir le monde.