Quel genre d'homme vais-je décider d'être ? A dix-neuf ans, c'est une question que l'on se pose. A trente-neuf, on dit : "Si seulement le destin n'avait pas fait de moi l'homme que je suis."
La marque d'une domination est qu'elle déplace les problèmes et parvient à empêcher qu'on pose ceux qu'elle est incapable de résoudre.
Le problème de la civilisation, tel qu'il se pose depuis que l'humanité a pris connaissance d'elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
L'histoire de l'Europe occidentale est un destin voulu, celle de l'Inde un destin fortuit.
Le colonialisme invisible, lui, te persuade que la servitude est ton destin et que tu es naturellement démuni : il te persuade que tu ne peux ni dire, ni agir, ni être.
Le destin de l'enfant, c'était de naître.
Les tableaux sont des rêves qu'on pose sur les choses.
Rien n'est plus singulier que de regarder le monde là haut.D'observer ceux que j'ai laissé derrière moi.Chacun à sa façon est courageux, déterminé, et tellement désespéré...Désespéré parce qu'on veut tout avoir, même quand on ne sait pas exactement ce que [...] â–º Lire la suite
Quand un ami vous prend une maîtresse, il ne faut pas se brouiller complètement avec lui, afin de le connaître encore à l'époque où on lui en sera reconnaissant.
L'être humain est aveugle et sourd à l'égard du monde qui l'entoure, mais il pressent une sorte de rhumatisme quand son propre destin est en jeu.
Tous, nous sommes portés par un penchant irrésistible à désirer connaître la science, en laquelle nous estimons qu'exceller est une belle chose.
Seul celui qui ne pose pas de question est à l'abri de l'erreur.
Les femmes acceptent leur destin plus facilement que les hommes.
Quand le destin s'acharne sur les vaincus, rien ne peut arrêter la hache infatigable du malheur.
Je crois en revanche à un progrès de la légalité ; il est possible que l'appareil juridique soit de plus en plus efficace et diminue une part de l'injustice. Mais c'est un progrès qui sera long et qui me semble devoir toucher plutôt les mours que la nature humaine elle-même.
Appris une curieuse monstruosité. Il y a des femmes qui se font endormir pour échapper aux douleurs de l'enfantement. Cela me rappelle la grande dame du XVIIIe siècle, qui se soûla pour mourir. Mais cette nouveauté est peut-être plus démoniaque.
C'est une illusion de penser que la question peut être résolue par des mots.
Pour moi, la musique de film, c'est comme une question de grammaire. Si l'on accepte de comparer un film à un roman, je mets de la musique sur mes images quand nous passons du présent à l'imparfait.
Il n'y a pas de récompense plus délicieuse, pas de plaisir plus exquis que de faire connaître et acclamer son travail par ceux dont les applaudissements font honneur.
La muséographie contemporaine nous habitue curieusement à une "culture patrimoniale" comme si tout ce qui était produit par l'homme avait le musée pour destin présumé.
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
La raison veut décider ce qui est juste ; la colère veut qu'on trouve juste ce qu'elle a décidé.
Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne démarche pas à domicile, il faut aller à sa rencontre.
Le charme est un moyen d'obtenir la réponse «Oui» sans poser de question claire.
La communauté seule doit décider de tout, régler tout : éducation, nourriture, salaires, plaisirs, locomotion, affections, familles, etc., etc. - Or la société s'exprime par la loi, la loi c'est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger, - [...] â–º Lire la suite
Car le coeur à vingt ans se pose ou l'oeil se pose,Le premier cotillon venu vous en impose,La plus humble bergère est un morceau de roi.Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,Au printemps Cupidon fait flèche de tous bois...
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
Le dernier effort de l'art, c'est de faire faire aux hommes ce qu'ils veulent, comme de leur faire connaître ce qu'ils savent.
On est prompt à connaître ses plus petits avantages et lent à pénétrer ses défauts.
La question n'est pas de travailler, c'est de faire croire aux autres qu'on travaille.
Vous ne pouvez pas attendre que le destin vous donne ce que vous pensez mériter, vous devez le gagner, même si vous pensez avoir payé votre dû.