Une société se définit par la langue qui la structure et qui donne une signification aux informations qu'on y échange.
Ce qu'il y a de triste avec les moyens de communication de masse, c'est qu'ils ne nous laissent plus le temps de communiquer avec nous-mêmes.
Nous sommes lucides. Nous avons remplacé le dialogue par le communiqué.
La société de l'information, dans sa globalité et son approche planétaire des phénomènes, porte en effet les mêmes dangers que les autres activités humaines, dont toutefois elle peut décupler les effets.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
Une langue est un prisme à travers lequel ses usagers sont condamnés à voir le monde.
N'est ce pas soi-même qu'on reconstruit dans l'authenticité retrouvée de sa langue : le style ?
La psychanalyse par elle-même n'est ni pour ou contre la religion ; c'est l'instrument impartial qui peut servir au clergé comme au monde laïque lorsqu'il n'est utilisé que pour libérer les gens de leur souffrance.
On ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
N'est-il pas étrange de voir les hommes combattre si volontiers pour leur religion et vivre si peu volontiers selon ses préceptes ?
Il ne peut y avoir plus vive révélation de l'âme d'une société que la manière dont elle traite ses enfants.
Si l'athéisme se propageait, il deviendrait une religion aussi intolérable que les anciennes.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
Notre idée d'une religion est calquée, sur celle que nous nous faisons du christianisme.
Oui, il m'est arrivé de plaider l'innocence d'un individu alors que j'avais l'intime conviction qu'il était coupable. Le jour où je deviens le juge de celui que je défends, j'arrête le métier. Est-ce qu'un médecin peut refuser de soigner une cirrhose à un alcoolique ?
Le jour où l'on ouvrira la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition.
Le Québécois pense que la langue française est une langue du corps, une langue de la quotidienneté, et plus on la parle sous un mode naturel, plus on s'éloigne de l'hypocrisie de la grammaire, de l'hypocrisie de la singularité, de la phrase.
J'ai eu soudain la certitude que le christianisme est par excellence la religion des esclaves, que les esclaves ne peuvent pas ne pas y adhérer, et moi parmi les autres.
Il importe peu quand la voix parle haut, quelle langue elle parle.
L'avantage concurrentiel d'une société ne viendra pas de la qualité de ses écoles qui enseignent les tables de multiplication et périodiques, mais de la manière dont elles stimulent l'imagination et la créativité.
La religion s'insère entre les fissures du mur de la technologie tel du lierre. Quel que soit l'état de la science, la question de la naissance de l'univers se posera toujours.
La religion est le commerce positif et efficace de l'homme avec Dieu.
Toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans.
La société étant divisée par tranches, comme un bambou, la grande affaire d'un homme est de monter dans la classe supérieure à la sienne et tout l'effort de cette classe est de l'empêcher de monter.
Loin que nous entretenions l'absurde pensée d'anéantir la religion, l'éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l'Etat protège le libre développement de tous ces ordres d'activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des [...] â–º Lire la suite
Serre ta chemise entre tes jambes et ta langue entre tes dents.
Un ministre compromis dans un scandale reparaît sur la scène politique : il est blanchi. Il ne reparaît pas : il est nettoyé.
Le paysan doit savoir ce que l'Église lui a dérobé : l'appréhension mystérieuse et directe de la Nature, le contact instinctif, la communion avec l'Esprit de la terre. C'est ainsi qu'il doit apprendre à haïr l'Église. Il doit apprendre progressivement [...] â–º Lire la suite
Une société unie n'est pas une société sans différences, mais une société sans frontières intérieures.