Les idées audacieuses sont comme les pièces qu'on déplace sur un échiquier : on risque de les perdre mais elles peuvent aussi être l'amorce d'une stratégie gagnante.
Ils ont de l'argent pour la guerre mais ne peuvent pas nourrir les pauvres.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Si elles n'ont pas besoin d'argent, les femmes qui partent ne reviennent pas.
Trois personnes peuvent garder un secret - si deux d'entre elles sont mortes.
Qu'est-ce que veulent les femmes ? Le voici, rien de plus simple. Elles veulent tout ce que tous les opprimés, les assujettis ont voulu depuis le commencement des sociétés : leur juste part de droit et de liberté.
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
Les hommes ont confiance en eux car ils grandissent en s'identifiant à des super-héros. Les femmes ont une mauvaise image d'elles-mêmes car elles grandissent en s'identifiant à Barbie.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
La plupart de ces criminels de guerre étaient des voyous qui avaient précisément profité de la guerre pour exister, devenir quelqu'un. Sinon, ils seraient restés d'obscurs sans-grade.
Les valeurs des gens de guerre tiennent en trois mots : prouesse, largesse, loyauté.
Il faut emprunter les idées du peuple si l'on veut le diriger.
L'expérience de la guerre nous a légué un héritage d'inquiétudes. Nulle part ce sentiment de responsabilité n'est plus aigu que chez ceux qui ont participé au développement de l'énergie atomique à des fins militaires. La physique qui a joué un [...] â–º Lire la suite
Je n'aime pas les nihilistes, par contre on peut penser ce qu'on veut du national socialisme du point de vue éthique, c'est quand même une culture...
La passivité nous est fatale. Notre objectif est de rendre l'ennemi passif.
Les gens du métier ont parfois une image inexacte de moi.
Je ne vois que mon objectif - les obstacles doivent céder.
Quand j'écoute un chanteur américain, je veux écouter sa musique dans sa langue, car il est plus spontané - il est plus naturel - et j'ai besoin de son point de vue. Et notre point de vue ici à Bruxelles est le français et le flamand.
Mon devoir de comédien c'est d'apprendre à voir le monde avec un point de vue différent.
Les vieilles femmes sont les plus courageuses. Celles-là, on ne peut pas les abîmer : elles osent même croire en Dieu.
Il y a des moments dans la vie des nations et des peuples où des personnes qui ont sagesse et ampleur de vue doivent regarder au-delà du passé avec toutes ses complications et ses séquelles, et oser se lancer vers de nouveaux horizons.
Les séquelles d'une guerre sont plus graves que les combats eux-mêmes.
A-t-on jamais vu l'hyène refuser de la viande ? L'a-t-on jamais vue l'offrir ?
Les moins pressés font des enfants vers 70 ans. Objectif : être grand-père et centenaire le même jour.
Les grandes épidémies meurtrières ont disparu. Elles ont toutes été remplacées par une seule : la prolifération des êtres humains eux-mêmes.
Essayez de vous fixer un objectif raisonnable, puis augmentez-le progressivement.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Les grandes âmes ne sont pas soupçonnées ; elles se cachent ; ordinairement, il ne paraît qu'un peu d'originalité. Il y a de plus grandes âmes qu'on ne le croirait.
On n'écoute pas d'autre prédication que le temps, qui vous inculque toutes les idées que les gens plus âgés que vous, avaient vainement essayé de vous mettre dans la tête.
Il n'y a pas de guerre sans fin, mais les traces resteront terribles.