On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
Les moeurs déréglées sont l'ivresse des mortels.
Le péché corrompt les actes mais les actes ne créent pas le péché.
C'est fantastique parce que j'ai vécu des milliers de vies, pas seulement ma vie.
La littérature reste une des meilleures garanties pour espérer une sorte de progrès dans nos sociétés hypertechniques.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Je sais que la littérature ne nourrit pas son homme. Par bonheur, je n'ai pas très faim.
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] â–º Lire la suite
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
Je me demandais ce qui, plus tard, nous serait commun. Déjà, nous n'avions ni le même physique, ni la même histoire. Lorsqu'il pourra choisir, pourquoi pencherait-il pour une nationalité mineure, une religion vaincue et des moeurs attardées ? Peut-être ne se souviendra-t-il que de sa mère et cherchera-t-il à m'oublier comme une tare familiale !
La littérature fait directement appel à l'imagination : lire, c'est une façon de faire fonctionner son imaginaire particulier.
Sur la littérature universelle plane un nuage d'alcool.
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
Les moeurs se gâtent plus facilement qu'elles ne se redressent.
L'eau courante ne se corrompt jamais.
Ce qui est fantastique avec la vie, c'est qu'elle ne se produit qu'une fois.
En Hongrie, des moeurs totalitaires ressurgissent.
C'est la capitale qui, surtout, fait les moeurs des peuples ; c'est Paris qui fait les Français.
La littérature vous jette dans la bataille ; écrire c'est une certaine façon de vouloir se libérer ; si vous avez commencé de gré ou de force voue êtes engagés.
La littérature est un fleuve.
On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Ainsi la Bible, quel chef-d'oeuvre !
Je ne supportais pas l'idée de ces forêts rasées pour nourrir ce fantastique gaspillage de matière imprimée, dont une part infime sera lue, dont une part encore plus minuscule vaut la peine d'être lue.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
On appelle bonnes moeurs les moeurs habituelles. Mauvaises moeurs, celles auxquelles on n'est point accoutumé.
Si Dieu existe, à quoi bon la littérature ? Si Dieu n'existe pas, alors à quoi bon faire de la littérature ?
Loger tout le pouvoir dans un seul parti et l'y maintenir, c'est assurer un mauvais gouvernement et la détérioration sûre et graduelle des moeurs publiques.
Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
Le théâtre renforce les moeurs ou les change. Il faut de nécessité qu'il corrige le ridicule ou qu'il le propage.
Jean d'Ormesson réussit ce qui est le plus difficile et le plus exigeant en littérature : être à la fois simple et profond.
Notre système politique, nos moeurs politiques sont fondées sur le conflit.