Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
Nous naissons, pour ainsi dire, en deux fois : l'une pour exister, et l'autre pour vivre ; l'une pour l'espèce et l'autre pour le sexe.
On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage.
Une femme qui a un amant est un ange, une femme qui a deux amants est un monstre, une femme qui a trois amants est une femme.
Puisque nous disons de notre épouse légitime qu'elle est notre moitié, nous devrions avoir le droit de nous marier deux fois pour savoir au moins ce qu'est une femme entière.
Tout ce qui arrive une fois peut ne plus jamais arriver. Mais tout ce qui arrive deux fois arrivera certainement une troisième fois.
Il n'y a pas de place pour deux pieds dans une même chaussure.
Pauvre Lorraine ! Patrie féconde dont nous venons d'entrevoir la force et la variété ! Mérite-t-elle qu'ils la quittent ainsi en bloc ? Comme elle sera vidée par leur départ ! Comme elle aurait droit que cette jeunesse s'épanouît en actes sur sa terre !
Il y a deux sortes de problèmes : ceux qu'on ne résout jamais et ceux qui se résolvent tout seuls.
Les habitudes de la jeunesse sont celles qu'on perd le plus difficilement.
Une femme vous hait, ou fait de vous son dieu, entre les deux pour elle il n'est pas de milieu.
Ceux qui ont embrassé science et littérature Ont récité leur fable et se sont endormis.
Dieu a les deux bras étendus. L'un est assez fort pour entourer de justice, l'autre assez doux pour nous entourer de grâce.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
Plus de printemps, plus de jeunesse. Ou du moins tous deux aigres, durs, âpres, sans bonté, sans douceur.
Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l'une est considérée par le public comme bonne et l'autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne.
Cinq cents personnes là-bas, comme vous pouvez les voir à travers les meurtrières, nous prennent pour des fous ou pour des héros, deux classes d'imbéciles qui se ressemblent assez.
C'est la deuxième fois que je vois un regard si peu expressif. La première fois, c'était dans un pré, entre deux cornes !
L'incompétence règne dans toutes les relations et, avec le temps, elle produit très naturellement l'indifférence.
Le coup de foudre est facile à comprendre ; c'est quand deux personne se sont regardées toute leur vie que cela tient du miracle.
Toute poésie est la voix donnée à la mort.
Un socialiste est un homme qui ne fait aucune différence entre une canne et une ombrelle parce que toutes les deux tiennent dans un porte-parapluies.
La poésie c'est le chant intérieur.
Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits.
Le Destin réunit parfois deux amants, simplement pour qu'ils se déchirent.
L'imbécile est d'abord un être d'habitude et de parti pris. Arraché à son milieu il garde, entre ses deux valves étroitement closes, l'eau du lagon qui l'a nourri. Mais la vie moderne ne transporte pas seulement les imbéciles d'un lieu à un autre, elle les brasse avec une sorte de fureur.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Il vaut mieux un présent, que deux futurs.
Je vis entre deux soleils celui du coeur et celui du temps.
La société est divisée en deux classes, les tondeurs et les tondus.
Une femme artiste n'a ni muse ni esclave. Elle doit être ces deux choses pour elle-même.