La littérature ne modifie pas l'ordre établi, mais les hommes qui établissent cet ordre.
Nous avons de la littérature d'évasion, pourquoi n'existe-t-il pas des biographies d'évasion ?
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
Unifier, c'est nouer même les diversités particulières, non les affecter pour un ordre vain.
Je crois en Dieu, en famille et en McDonald. Et au bureau, cet ordre est inversé.
Intimer un ordre c'est intimider un regard.
La littérature n'est-elle jamais autre chose qu'un refuge contre l'angoisse ?
Solitude et écriture sont du même sang. On ne nous aime que quand on n'en a plus besoin...
L'université est un lieu d'étude important, mais pas une école pour écrivains. L'apprentissage littéraire se passe entre soi et soi, ou entre soi et les êtres dont l'âme provient de la même racine.
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
Toutes choses s'enchaînent entre elles et leur connexion est sacrée et aucune, peut-on dire, n'est étrangère aux autres, car toutes ont été ordonnées ensemble et contribuent ensemble au bel ordre du même monde.
Un écrivain qui reçoit un prix littéraire est déshonoré.
La littérature contient toutes les composantes de la foi: le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec les contenus enfouis de l'âme.
Le vrai voyageur n'a pas de plan établi et n'a pas l'intention d'arriver.
De nombreux problèmes n'exigent peut-être pas un gouvernement mondial mais au moins un ordre cosmopolitique permettant une politique intérieure mondiale.
Les Français se transforment en gamins hargneux dès qu'ils se trouvent trop nombreux dans un espace restreint, et plutôt qu'essayer collectivement d'imposer un ordre à la situation, tout vire soudain au chacun pour soi.
On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc.
J'ai une écriture un peu psychanalytique, je me lâche, je parle de moi, d'une adolescente qui a l'impression de ne pas être écoutée.
La littérature ne peut vivre que si elle se fixe des objectifs démesurés.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Aussi faut-il étudier les lois de la Nature pour ne pas agir contre elle, autrement, ce serait s'insurger contre le ciel. S'il me faut croire à un ordre divin, c'est celui-ci : préserver l'espèce.
Toute écriture est politique puisque toute écriture est une vision du monde.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
La cinématographie est une écriture en mouvement avec des images et des sons. Si l'on tient à trouver une analogie, il faut chercher du côté de la musique et non du côté de la peinture car on aboutirait à la carte postale.
Tout a été dit et fait, et aucune littérature ne peut dépasser le cynisme de la réalité. On ne soûle pas avec un verre celui qui a déjà bu une barrique.
J'éprouve des sentiments mitigés à l'égard de cette tradition de la littérature de guerre, où un vétéran délivre aux civils l'authentique vérité.
Le consentement des hommes réunis en société est le fondement du pouvoir. Celui qui ne s'est établi que par la force ne peut subsister que par la force.
Dieu a établi l'âme dans la libre détermination d'elle-même, en sorte qu'il ne veut rien lui imposer au-dessus de sa libre volonté, ni exiger d'elle quelque chose qu'elle ne veut pas.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.