Il n'y a que la littérature pour contourner, tout en les déplaçant, les interdits dont sont frappés nos rêves et nos désirs.
Moins de désirs égale plus de santé.
Le théâtre n'est pas la démonstration analytique de notre condition ; il est le chant dithyrambique de nos désirs profonds ou de nos railleries.
La littérature ne s'apprend pas. On rencontre simplement, en ce domaine, des gens ou des livres qui, brusquement, vous disent, vous montrent ce que vous avez besoin d'entendre ou de voir.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
C'est le lot de l'âge et de la sagesse que de ramener les désirs à un niveau de satisfaction possible.
Réduis tes désirs et tu augmenteras ta santé.
Nul effet provenant de la raison ne peut durer toujours, parce que les désirs des hommes changent suivant les influences du ciel.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
La propriété littéraire est une propriété.
La littérature ne console guère. Elle donne juste la douce illusion de l'amitié ressuscitée.
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
La littérature anticipe toujours la vie. Elle ne la copie point, mais la moule à ses fins.
La muséographie contemporaine nous habitue curieusement à une "culture patrimoniale" comme si tout ce qui était produit par l'homme avait le musée pour destin présumé.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
On ne peut juger de la Littérature sans une certaine idée préalable de l'Homme et de l'Histoire, du Bien, du Mal, de la Société, etc.
Il y a une atmosphère fantastique en ce moment, une atmosphère que beaucoup de gens me disent n'avoir jamais vue auparavant.
La littérature ne bégaie pas l'existence, elle l'invente, elle la provoque, elle la dépasse.
Toute littérature est délation.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
La littérature authentique est prométhéenne. L'écrivain authentique ose faire ce qui contrevient aux lois fondamentales de la société active.
Il n'est pas moins essentiel pour le bonheur de conserver des désirs que de les satisfaire.
Toute écriture littéraire s'emploie à cacher un secret.
Rien ne contient le libertinage... La vraie façon d'étendre et de multiplier ses désirs est de vouloir lui imposer des bornes.
La fiction est le mensonge par lequel nous disons la vérité.
Lorsque la nouvelle littérature régnera sans partage et que vous n'aurez plus d'histoires, vous n'aurez plus de héros.
Bénissons nos désirs insatisfaits, chérissons nos rêves inaccessibles : l'envie nous maintient en vie.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.