La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.
Je n'ai aucune confiance en moi, aucune vision de moi. Je ne me porte aucune valeur, aucun amour. Je suis dans une totale dépendance du regard de l'autre pour pouvoir exister.
Je laisse principalement mon imagination être ma réalité. La fantaisie est ma réalité.
La photographie, c'est la conscience même de la peinture. Elle lui rappelle sans cesse ce qu'elle ne doit pas faire.
Personne ne peut envahir la pensée parce que la pensée c'est l'exil et que chacun a l'exil qu'il désire.
L'imagination sans connaissance peut créer de belles choses, la connaissance sans imagination ne peut créer que des choses parfaites.
Les femmes sont universellement persuadées que tout leur est dû. Cette croyance est dans leur nature comme le triangle est inscrit dans la circonférence qu'il détermine. Belle ou laide, esclave ou impératrice, chacune ayant le droit de se supposer la [...] â–º Lire la suite
J'attends plus rien de personne, c'est pas les beaux discours qui réchauffent quand je frissonne, si ma pensée profonde avait un intitulé, ça serait : Qu'ils aillent tous se faire enculer.
Ah! qu'il fait bon naviguer sans répit vers son désir, encore que ce ne soit qu'un songe !
La vieillesse est comparable à l'ascension d'une montagne. Plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d'haleine, mais combien votre vision s'est élargie !
Le charme est une notion étrangère aux urbanistes.
Je ne pense pas que ce soit sain pour le pays quand quelqu'un pense que sa moralité est meilleure que celle des autres.
La pensée idéologique est toujours contre quelqu'un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.
Ignorant presque tout de la jouissance féminine, conscient sans vouloir se l'avouer de ses propres faiblesses, l'homme est à jamais terrifié par l'énigme irrésolue de la grotte primitive.
Cherchez constamment la critique. Une critique bien pensée de ce que vous faites est aussi précieuse que l'or.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
Un mari un peu volage, le lendemain de son mariage, tua sa femme à son réveil. Moralité : la nuit souvent porte conseil.
En fait ce qui vous a perdu dans votre monde, c'est que vos deux modèles de pensée officiellement antinomiques, capitalisme et anticapitalisme, libéralisme et antilibéralisme, ne s'opposent finalement pas sur grand chose. Il diffère sur la façon de distribuer les richesses, et c'est à peu près tout.
Au coeur de tout homme, il y a un instinct de vengeance.
La notion d'"être humain" va devenir de plus en plus difficile à définir.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
Il n'y a pas de littérature sans péché.
La conscience n'est jamais assurée de surmonter l'ambiguïté et l'incertitude.
En littérature comme au billard, faire la série.
La plus étrange pensée du monde : il y aura des hommes après nous.
Les hommes de pensée préparent les hommes d'action. Ils ne les remplacent pas.
Ce que j'appelle vivre n'est pas autre chose que la conscience que l'humanité a d'elle-même.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.
Avoir une conscience est très rarement un bon moyen de faire évoluer sa carrière.
La terre est notre corps, notre esprit vient du soleil et notre pensée est une étincelle du soleil.