Il ne sert à rien de fuir le bonheur sous prétexte qu'il peut finir un jour.
La peinture, c'est un peu comme les voyages.
Le ciel est pour tout le monde. Les hommes traversent le même brouillard.
La terre qui reçoit la graine est triste. La graine qui va tout risquer est heureuse.
La guerre, ce jeu qui démontre hors de tout doute, plus que la croyance en Dieu, la suprématie de l'homme sur le reste de l'univers.
J'ai pensé que tu ne connaissais peut-être pas les lézards : c'est une espèce de crocodiles qui restent petits toute leur vie.
On ne voit pas deux fois le même cerisier, ni la même lune découpant un pin. Tout moment est dernier, parce qu'il est unique. Chez le voyageur cette perception s'aiguise par l'absence des routines fallacieusement rassurantes propres au sédentaire, qui font croire que l'existence pour un temps restera ce qu'elle est.
Je ne suis pas assez jeune pour tout connaître.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
L'intelligence humaine a ses bornes : et non seulement un homme ne peut pas tout savoir, il ne peut pas même savoir en entier le peu que savent les autres hommes.