Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
Le plus important n'est pas ce que nous faisons, mais l'esprit qui nous meut. Faire la lessive ou écrire un roman, bien souvent le romancier sera moins grand et méritant que la femme qui bat son linge.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
La poésie peut être l'envers du silence, son miroir.
Celui qui n'a pas de respect pour les dieux et pour lui-même, bien qu'il respire, ne vit pas.
La chose la plus importante est de lire autant que vous le pouvez, comme je l'ai fait. Cela vous permettra de comprendre ce qui fait une bonne écriture et cela élargira votre vocabulaire.
L'ingéniosité en amour, c'est comme la poésie en littérature. On peut s'en passer, mais c'est dommage.
Le théâtre reste un lieu où on n'expose pas un produit fini mais où le spectateur vit une expérience intime.
De quoi vit l'homme ? De sans cesse Torturer, dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme. L'homme ne vit que d'oublier sans cesse. Qu'en fin de compte il est un homme. Choeur : Messieurs, vous ne pouvez pas l'empêcher, L'homme ne vit que de méfaits et de péchés !
Ressens ton enfance autrement qu'un souvenir joliment brûlé, en fait, ressens que le gosse qui vit en toi est plus vivant que jamais.
N'oubliez pas, on vit juste pour quelques rencontres.
Un pilote vit dans un monde de perfection ou ne vit pas.
Qui vit la mort jouit d'une longue vie.
Qui a une femme de bien Vit longtemps bien.
Chaque mot poétique est ainsi un objet inattendu, une boite de Pandore d'où s'envolent toues les virtualités du langage; il est donc produit et consommé avec une curiosité particulière, une sorte de gourmandise sacrée. Cette Faim du mot, commune à toute la poésie moderne, fait de la parole poétique une parole terrible et inhumaine.
La poésie ne souffre aucune hypothèse, mais la seule évidence des miracles.
Qui vit comme chat et chien Jamais n'a repos ni bien.
Celui qui vit après la mort de son ennemi, ne fût-ce qu'un jour, a atteint le but désiré.
La science est grossière, la vie est subtile, et c'est pour corriger cette distance que la littérature nous importe.
Le mensonge arrive vite à l'âge mûr, mais ne vit pas de longs jours.
L'amour veut vivre aux dépens de sa soeur, l'amitié vit aux dépens de son frère.
L'homme vit d'amour effréné et de prévisions exactes.
La poésie est comme la source. Pour y boire, il faut s'agenouiller et se pencher.
La solitude est le lot de ce qui vit sur terre ; et des êtres terrestres, l'homme est le plus solitaires. D'autant plus solitaires, tristement, s'il est entouré de sa race.
Quand elle est dépourvue de flamme, la vérité est philosophie ; elle devient poésie quand elle emprunte sa flamme au coeur.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Gabriel Matzneff est un homme de l'Antiquité qui vit parmi nous avec un certain nombre de masques.
Les voyages, ça ressemble à l'amour ! Il y a les amours qui éclairent et ceux qui assombrissent. Tout dépend du coeur qui les vit et les hommes ont le coeur qu'ils peuvent.
La poésie vit d'insomnie perpétuelle.
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
Toute la métaphysique n'est qu'une partie de la littérature fantastique.