Prolixe par essence, la littérature vit de la pléthore des vocables, du cancer du mot.
Il n'y a pas d'heure pour la littérature ; la littérature n'est jamais à l'heure.
La littérature a un rapport différent avec le monde, elle exige la métaphore.
Savez-vous qui sont les critiques ? Les hommes qui ont échoué en littérature et en art.
Un chef-d'oeuvre de la littérature n'est jamais qu'un dictionnaire en désordre.
Le cancer ne respecte pas l'argent. Offre-lui des milliards, il ne reculera pas.
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
La littérature ne sert à rien. A rien. C'est comme un petit vent qui passe.
La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
La littérature n'a pas d'autre fonction que de mettre en scène un écrivain.
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
Parler de sentiments à des femmes de chair est aussi offensant que parler littérature à des gens qui ont faim.
La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures.
Je t'aime et ton amour est mon essence vitale, ne me laisse pas tomber en panne d'essence...
Buvons de cette boisson colorée, saturée de sirop glucose à la saveur chimique, ainsi nous serons survoltés et nous nous gâterons les yeux avec des heures de marsupios qui chantent et qui dansent dans la jungle, le tout truffé de [...] ► Lire la suite
Que de chefs-d'oeuvre gagnent, en vérité, à ne pas être lus. D'où cette passion aveugle que vouent à la littérature ceux qui ne lisent pas.
Ceux qui veulent combattre l'usage par la grammaire se moquent.
A quoi sert-il d'être adoré ? Voulez-vous me le dire ? Est-ce que ça m'empêchera d'avoir un cancer du rectum, si je dois en avoir un !
Nous sommes des mannequins montés sur une carcasse creuse et nous avons le foie à la place du coeur.
La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu'une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens.
La littérature est aux lettres ce que le facteur est aux imprimés...
Mon idée du ciel : manger du foie gras au son des trompettes.
Rien ne suscite autant l'amour de la littérature que d'apprendre que l'écrivain a été fourré au gnouf pour avoir réveillé la libido de millions d'individus...
Toute la métaphysique n'est qu'une partie de la littérature fantastique.
Sur les paquets de cigarettes y'a marqué : « fumer provoque le cancer », pourquoi sur les pots de Nutella y'a pas marqué : « En manger nuit gravement a ton cul ! ».
L'homme est le cancer de la terre.
Les fables de Jean de La Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école.
Il n'y a d'histoire digne d'attention que celle des peuples libres. L'histoire des peuples soumis au despotisme n'est qu'un recueil d'anecdotes.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
On s'accommoderait aisément des chagrins, si la raison ou le foie n'y succombait.
Je regarde la grammaire comme la première partie de l'art de penser.