Je crois fermement que la lecture et la littérature peuvent aider une société à mieux se comprendre.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
Qui inventera jamais la lecture qu'on ne lit pas ! La lecture qui s'imprime directement dans le cerveau, et surgit au moment bien choisi, quand on discute à table.
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
L'impression ne mourra jamais. Il n'y a pas de substitut à la sensation d'un livre réel. J'adore tourner physiquement les pages et être capable de souligner des passages et de ne pas craindre de les laisser tomber dans le bain ou de manquer de puissance.
Je n'ai jamais eu peur de mes compétences parce que je m'y mettais. L'éthique du travail élimine la peur. Alors si vous mettez en avant le travail, que craignez-vous ? Vous savez ce que vous êtes capable de faire et ce que vous n'êtes pas.
L'histoire est le seul laboratoire dont disposent les hommes pour comprendre le fonctionnement des sociétés.
La philosophie n'est pas communicative, pas plus que contemplative ou réflexive : elle est créatrice ou même révolutionnaire, par nature, en tant qu'elle ne cesse de créer de nouveaux concepts.
Il faut compter avec la stupidité des hommes en attendant qu'elle soit vaincue.
Le bottin mondain est en Angleterre le plus extraordinaire ouvrage de fiction.
Je déclare après tout qu'il n'y a pas de plaisir comme la lecture !
Je crois que l'homme ne perdurera pas simplement, il prédominera. Il est immortel, non seulement parce qu'il est la seule créature à posséder une voix inépuisable, mais aussi parce qu'il a une âme, un esprit capable de compassion, de sacrifice; et parce qu'il est capable de tout supporter.
Prétendre contenter ses désirs par la possession, c'est compter que l'on étouffera le feu avec de la paille.
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l'amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j'ai cherché ailleurs pour me croire libre.
Le miracle de l'amour, ce n'est pas d'aimer un homme ou une femme : c'est de s'aimer soi-même juste assez pour être capable d'aimer vraiment une autre personne.
Ne compter que sur soi c'est risquer de se tromper.
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Comment veux-tu que les autres t'aiment si tu n'es même pas capable de te supporter toi-même.
Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi.
Responsable signifie capable de répondre, c'est à dire capable de répondre de la manière dont on choisi de vivre.
Protéger son coeur et sa dignité est plus important que d'analyser les émotions d'une personne qui se cache derrière un texto de trois mots. J'ai appris cette leçon à force d'essayer de comprendre des gens qui ne méritaient pas mon attention.
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
La philosophie n'est ni science ni religion : chacun y cherche une vérité mais ne trouve jamais que la sienne, qu'il confronte à celle des autres.
La Bible est une oeuvre littéraire et non pas un dogme.
La peinture est une poésie muette et la poésie une peinture parlante.
On peut toujours compter sur l'amitié, alors qu'il faut être sur ses gardes en amour.
Autour de cette table je revois défiler mes soeurs, mon père, ma mère ensemble ! Tous à pas savoir comment faire avec cette amour trop fort, encombrant étouffant gênant et tellement ancré en nous, un amour jamais prononcé, ingérable incompréhensible, déchirant, [...] â–º Lire la suite
Il était bon par-dessus tout ; et, chose toute simple pour qui sait combien la bonté confine à la grandeur, en fait de poésie il préférait l'immense.
L'âme humaine est capable d'une faim sans assouvissement.
Un vieux chien ne doit plus aboyer, du moment qu'il n'est plus capable de mordre.