L'âme humaine est capable d'une faim sans assouvissement.
Le fait est que les qualités, toutes les qualités, réclament une constante vigilance, un esprit critique jamais en défaut, un travail continuel de l'intelligence et du coeur.
L'homme est entraîné par son esprit à des souffrances qui sont bien au-dessus de sa condition.
Jamais un riche ne se réjouit d'aussi bon coeur que ne peut le faire un pauvre.
A la guerre, comme en amour, le corps à corps seulement donne des résultats.
Les drames sans images, sans visages, ont peine à atteindre la conscience collective.
Qui peut dire si l'on ne maintient pas en vie la conscience de ceux qu'on a aimés en reproduisant leurs gestes, en reprenant leur tics, en vaporisant leur odeur ?
Aujourd'hui la liberté s'identifie avec l'indépendance de l'individu à l'égard du corps social.
Ceux qui ne font pas l'amour ont mauvaise conscience et voudraient la coller à ceux qui le font.
Eros maladroit qui manque le coeur et n'atteint que l'estomac...