La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
Le théâtre doit faire des propositions qui permettent d'appréhender le chaos de la langue des médias et des modes. Sa langue doit être un foyer de réflexion.
Le classique se connaît à sa sincérité, le romantique à son insincérité laborieuse.
La poésie est à la vie ce qu'est le feu au bois. Elle en émane et la transforme.
Dans la vie comme au théâtre certaines fins ont une saveur douce amère surtout quand il est question d'amour.
Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve.
La poésie a ce privilège qu'on peut en boire jusqu'à l'ivresse, et ce que cette ivresse guérit de toutes les autres.
Tout ce qui n'est pas prose est vers; et tout ce qui n'est pas vers est prose.
C'est de la prose où les vers se sont mis.
Et à quoi bon exécuter des projets, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante ?
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
La poésie est une lettre d'amour adressée au monde.
La Poésie n'était au premier âge qu'une Théologie allégorique, pour faire entrer au cerveau des hommes grossiers par fables plaisantes et colorées les secrets qu'ils ne pouvaient comprendre.
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] â–º Lire la suite
L'apocalypse est au commencement de soi puisque la fin précède toute naissance.
Le poème n'est point fait de ces lettres que je plante comme des clous, mais du blanc qui reste sur le papier.
La poésie est cette démarche qui par le mot, l'image, le mythe, l'amour et l'humour m'installe au coeur vivant de moi-même et du monde.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
La poésie est une religion sans espoir.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
L'une des missions du théâtre comme le lieu public où se dit l'intimité de l'acte de l'écriture.
D'ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n'est pas à la poésie, ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau.
C'est cela le théâtre : c'est le désir de tous les autres.
Le plus souvent la poésie traduit soumission, défaite, veulerie, désarroi.
On doit être plus fier d'inspirer l'amitié que l'amour puisque l'amitié ne porte pas de bandeau.
Si la société évacue la poésie comme mode d'expression non productif, c'est peut-être que la poésie est un foyer de contestation, un acte de résistance, une incompatibilité fondamentale avec le système dominant ?
Le théâtre est l'érection du phallus universel. Au commencement était le théâtre et le théâtre était désir.
Le théâtre est un lieu utopique où venir toucher la terre du langage et atteindre ses forces.
La poésie c'est justement la sensation de vivre, le carpe diem, le "pays de la première fois" contre le temps qui nous rattrape, nous marche dessus, nous pulvérise.
L'amitié est presque toujours bénéfique, l'amour romantique est parfois nuisible.
Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles sauront t'aimer mieux que nous, puisque l'on ne peut t'aimer plus.