Le présent, ce point invisible, ce néant qui avance lentement vers la mort.
Nous vivons la mort par intermittence et la vie comme un contrat que nous n'avons pas signé.
Je considère le suicide comme une lâcheté : c'est un duel avec un adversaire désarmé.
Cueille dès maintenant les fleurs de la vie car la mort est si pressée que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui aura bientôt trépassé.
Et quels sont les plus grands criminels ? Ceux qui vendent les instruments de mort ou ceux qui les achètent et s'en servent ?
La mort ne peut être imaginée, puisqu'elle est absence d'images. Elle ne peut-être pensée, puisqu'elle est absence de pensée. Il faut donc vivre comme si nous étions éternels.
Une réponse, c'est forcément le chemin qu'on a déjà parcouru. Seules les questions peuvent montrer le chemin qu'il reste à faire.
Malgré la bise qui mord,La pauvre vieille de sommeVa ramasser du bois mortPour chauffer Bonhomme,Bonhomme qui va mourirDe mort naturelle.
Nous sommes tous rêvés par notre mort en attendant que son réveil nous tue.
La mort a toujours tort.
Pourquoi devrais-je m'entraîner à courir lentement ? Je sais déjà courir lentement. Je veux apprendre à courir vite.
Nous sommes tous résignés à la mort ; c'est à la vie que nous n'arrivons pas à nous résigner.
La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
La mort faisait partie de la vie... J'aurais tellement aimé que non.
Mais le véritable chemin du bonheur est de donner celui-ci aux autres
Le suicide est l'effet d'un sentiment que nous nommerons l'estime de soi-même, pour ne pas le confondre avec le mot honneur.
Pour me comprendreIl aurait fallu au moins ce soirPouvoir surprendreLe chemin d'un de mes regardsTriste mais tendrePerdu dans le hasard.
J'ai bien peur que ma mort ne passe totalement inaperçue, surtout de moi.
Chacun lutte comme il peut contre l'angoisse de la mort et la solitude ; tracer des mots pour les écarter ne constitue pas l'un des plus mauvais moyens inventés par l'Homme.
Mais pour découvrir la vérité sur la mort des rêves, il ne faut jamais prendre la parole du rêveur.
L'amour est une loterie où celui qui gagne, gagne la mort !
Il n'y a pas de mort digne ! Notre corps nous lâche parfois quand on a 90 ans parfois avant même qu'on vienne au monde mais ça arrive fatalement. Il n'y a jamais de dignité là dedans. Peu importe qu'on puisse [...] â–º Lire la suite
Le jour où la fiancée marche vers l'autel est le jour où commence pour elle le deuil d'un sombre et malheureux avenir.
C'est ça, la culture : c'est tout ce que l'homme a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable.
Les obsédés de la mort sont les ratés de l'amour physique.
La mort n'est pas si cruelle à nous ravir ce qu'on aime ; non pas si cruelle que l'oubli.
Dans le monde, il existe, parallèlement à la force de la mort et de la contrainte, une force de persuasion énorme appelée culture.
La mort est ce merveilleux instant ou le lâcher-prise devient spontané.
Quand je mourrai, je ne veux pas laisser de restes. Je voudrais disparaître. Les gens ne diraient pas "il est mort aujourd'hui", ils diraient "il a disparu".
Une heure d'ascension dans les montagnes fait d'un gredin et d'un saint deux créatures à peu près semblables. La fatigue est le plus court chemin vers l'égalité, vers la fraternité. Et durant le sommeil s'ajoute la liberté.