La poésie est une aventure vers l'absolu.
Les poètes peuvent être définis comme des êtres qui savent dire mieux que personne où ils ont mal.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
J'éprouve des sentiments mitigés à l'égard de cette tradition de la littérature de guerre, où un vétéran délivre aux civils l'authentique vérité.
A l'origine n'est pas le mot, mais la phrase, une modulation. Ecoutez le chant des oiseaux !
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
L'illusion du vers, bon ou mauvais, est telle, qu'à travers un sonnet la vie est toujours belle.
Il arrive que la littérature sauve de la déchéance.
La littérature est un refuge. Elle a approfondi ma vision du monde. Les livres m'ont dit des choses que ne me disaient pas les vivants. En ce sens, elle m'a donné une leçon de morale artistique. Je luis dois ça, une conscience morale.