La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Le théâtre est un métier d'enfance et de lumière.
L'anorexie mentale est une maladie liée à une profonde blessure, parfois mortelle, qu'un simple mot peut déclencher. L'auteur de ce dernier devrait être logé à la même enseigne que le pire des criminels.
La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain.
Le théâtre est un point d'optique. Tout ce qui existe dans le monde, dans l'histoire, dans la vie, dans l'homme, tout doit et peut s'y réfléchir, mais sous la baguette magique de l'art.
Le drame de la vie de chaque femme, c'est qu'elle finit par ressembler à sa mère, et le drame de l'homme est qu'il n'y arrive jamais.
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?
Réussir au théâtre sans la presse, sans les amis, ni les ennemis, sans première ni répétition générale, voilà le rêve.
Pour les médecins, il faut éviter à tout prix d'avoir à reconnaître que Rivière ait pu jouer une comédie, simuler un délire dont i n'était pas l'aveugle instrument mais l'auteur, le metteur en scène et l'acteur ; sinon, c'est tout le personnage du fou-délirant qui s'écroule.
Dès qu'un artiste prend note de ce que veulent les autres et essaie de répondre à la demande, il cesse d'être artiste.
Un jour, je suis allée écouter Édith Piaf. Elle chantait sur les boulevards, au Théâtre de l'ABC. Je me souviens d'être restée collée à mon siège. Sa voix m'avait fait pleurer et les yeux et le coeur.
Il existe hélas une limite au niveau de laquelle la tolérance cesse d'être une vertu.
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
Moi, je ne peux pas ne pas vivre et je vis en scène. Je suis heureux en scène et ça se voit.
La poésie est un don. Elle peut faire vivre et survivre. - Et pourquoi pas mourir ?
La vie est un éternel problème, et l'histoire aussi, et tout. Il s'ajoute sans cesse des chiffres à l'addition. D'une roue qui tourne, comment pouvez-vous compter les rayons ?
Le cinéma, c'est du théâtre en conserve.
L'amour est la poésie des sens.
Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer.
Une société s'autoproduit sans cesse parce qu'elle s'autodétruit sans cesse.
Un poète inspiré, c'est un poète qui fait des vers faux.
Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide, Le Poète serein lève ses bras pieux, Et les vastes éclairs de son esprit lucide Lui dérobent l'aspect des peuples furieux
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l'on cesse de nous aimer.
Toute action dans le théâtre doit avoir une justification intérieure, être logique, cohérente et réelle.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
L'homme ne peut rester lui-même qu'en travaillant sans cesse à s'élever au-dessus de lui-même.
La poésie se fait dans un lit comme l'amour Ses draps défaits sont l'aurore des choses
Le théâtre est un grand bricolage. C'est l'éternelle remise en question du texte sur scène, du personnage, de la lumière, du décor.
La poésie peut être l'envers du silence, son miroir.
Il faut admettre qu'aujourd'hui le conformisme est à gauche. Certes, la droite n'est pas brillante. Mais la gauche est en pleine décadence, prisonnière des mots, prisonnière de son propre vocabulaire, capable de simples réponses stéréotypées, sans cesse désemparée face à [...] â–º Lire la suite