La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
La poésie est mémoire baignée de larmes. La musique est mémoire de la mer.
Au fond, si le théâtre est le miroir de la société, il n'est rien du tout : un miroir, c'est purement passif.
Le cinéma de Hong Kong est quelque chose que vous ne pouvez pas dupliquer.
Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
Il y a ce qui nous manque, ce qui fait le sel de nos vies. Moi c'est le théâtre plus qu'autre chose. J'aime tellement la présence physique, de ceux qu'on connait et des autres.
Précision : une Parisienne qui se respecte sur le boulevard Saint-Germain ne traverse jamais sur les lignes blanches quand le feu est rouge. Une Parisienne qui se respecte guette le flot des voitures et s'élance tout en sachant qu'elle prend un risque.
Si le théâtre peut changer la vie de quelqu'un, par voie de conséquence, il peut certainement changer la société, puisque nous en faisons partie.
Un bon film c'est quand le prix du dîner, l'entrée au théâtre et la baby-sitter en valaient la peine.
Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.
Il y a quelque part une poésie de la bêtise.
Une femme est un spectacle offert par les dieux.
L'alchimie est à mi-chemin entre la poésie et les mathématiques, entre le monde du symbole et celui du nombre.
Quel orgueil d'être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j'écris des choses qui vivront !
L'acte d'amour et l'acte de poésie sont incompatibles avec la lecture du journal à haute voix.
Le vers alexandrin n'est souvent qu'un cache-sottises.
J'ai fait du théâtre quand j'étais enfant pour le plaisir. Mais c'est vraiment par hasard que j'ai atterri dans le métier d'acteur.
Une oeuvre littéraire fabrique une multitude de situations fictives dans lesquelles on se projette, dans lesquelles on devient un autre.
La poésie est le souvenir des meilleurs et des plus heureux moments, des meilleurs et des plus heureux souvenirs.
Je reviendrai au cinéma quand on me proposera un beau rôle, dans un film d'auteur, original.
C'est la magie du cinéma à Cannes. Pendant vingt-quatre heures, on a l'impression d'être unique.
Ma vie, ma lecture, tout de moi tourne autour du cinéma. Donc pour moi, le cinéma c'est la vie, et vice-versa.
La télévision et le cinéma saturent et banalisent nos vies, ils banalisent de plus en plus notre théâtre.
La poésie est toujours une question de tripes, mais à la mode de quand ?
La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine.
L'âge adulte, la période la moins sûre, la plus dangereuse en tout cas, parce que la moins simple. Comme si l'être humain en vieillissant oubliait le rythme naturel de la vie.
Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s'enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous !
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
Sur scène, je suis un artisan qui travaille un geste, une langue. Mes rôles au cinéma sont davantage dans l'économie de moyens, la rétention.
Auteur dramatique échangerait pièce en quatre actes contre trois pièces et une cuisine.