La poésie est la mathématique du langage et de l'existence, le roman en est la physique.
Dans un roman, on est porté par le récit. Le roman est situé dans le temps d'une lecture. Un poème est toujours "maintenant".
La poésie n'est qu'un certain étonnement, Et les moyens de cet étonnement.
Le malade est au médecin ce qu'est l'homme au romancier : un cas. Plus l'homme est touché, plus le romancier s'intéresse.
La clé de notre salut : c'est de devenir les maîtres des mots que nous prononçons, de forcer le langage à répondre à nos besoins.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
Tom Lefroy : Oui mon oncle. Et demain, nous en rencontrons une autre : Madame Radcliffe. C'est une femme solitaire, presqu'une recluse, mais je connais son mari, il est juriste. Le juge Langlois : Juriste ? Henry Austen : Oui, juriste, William [...] ► Lire la suite
Qu'une réalité se cache derrière les apparences, cela est, somme toute, possible ; que le langage puisse la rendre, il serait ridicule de l'espérer.
Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
La poésie ne peut se permettre l'humour.
Un journal, ce n'est pas beaucoup plus littéraire qu'une table d'hôte.
Ici, que la poésie morte revienne à la vie.
Vous êtes tous les mêmes, vous autres les réalistes : quand vous ne savez plus que dire, c'est le langage des idéalistes que vous empruntez.
La musique est infiniment plus grande et plus riche que ce que notre société veut qu'elle soit : elle n'est pas seulement belle, émouvante, envoûtante, réconfortante ou passionnée, même si, à l'occasion, elle peut être tout cela. La musique est une partie essentielle de la dimension physique de l'esprit humain.
Car la poésie est l'étoile Qui mène à Dieu rois et pasteurs.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
L'amour physique lui-même a sa morale, surtout quand il n'en a pas.
L'amour physique est impensable sans violence.
La propriété littéraire est une propriété.
La simplicité possède des dimensions qui vont au-delà du purement esthétique : elle peut être le reflet de qualité innée, intérieure, ou la quête d'une compréhension philosophique ou littéraire de l'harmonie, de la raison et de la vérité.
Le phénomène de la folie n'est pas séparable du langage pour l'homme.
Il y a un langage pour la mort comme il y a un langage pour la vie.
Les fleurs n'ont-elles pas un langage qui supplée à la timidité comme à la hardiesse des sentiments de celui qui les offre ?
Plus la poésie est vraie, plus elle est fausse ; et les amoureux sont fort adonnés à la poésie ; et ce qu'ils jurent en poésie, en tant qu'amoureux, c'est, on peut bien le dire, fausseté pure.
J'ai dit un jour qu'écrire un roman c'est un peu comme construire les montagnes d'Edom avec des Lego. Ou comme édifier entièrement Paris, avec ses monuments, ses places, ses boulevards, ses tours, ses banlieues et jusqu'au dernier banc public, à l'aide d'allumettes.
Le langage reproduit le monde, mais en le soumettant à son organisation propre.
La vie n'est pas la joie. C'est la tension dans l'effort continu ; c'est le labeur physique et le surmenage intellectuel ; c'est l'austère accomplissement du quotidien devoir.
Le charme : cette part de romanesque qu'une personne propage autour d'elle et qui la rend à nulle autre pareille.
La poésie n'est autre chose que la santé du discours.
Je pense que je fais partie de ceux qui arrivent à ne pas prendre une toute autre apparence sous leur propre regard.
Le crime d'Etat a toujours besoin d'être couvert par une apparence de légalité.