Qu'est-ce que la poésie ? Une pensée dans une image.
Les citations, c'est de la pensée en conserve : c'est pas cher, c'est pas toujours très bon, mais tout le monde en mange.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
Ce plaisir morose que procure à certaines femmes la pensée de se sacrifier.
La danse est une poésie muette.
Le rapport à la pensée est un rapport amoureux et les problèmes sont désirés de la même manière qu'on désire une femme ou qu'on désire aller quelque part.
Plus de 90% de la réalisation d'une image est le bon casting.
Je n'ai jamais fait une de mes découvertes à travers le processus de la pensée rationnelle.
Le roman est une méditation sur l'existence vue au travers de personnages imaginaires.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
Oui, c'est une troisième, et peut-être la plus juste, définition de la méditation : voir ses pensées comme elles sont. Voir les choses comme elles sont.
La poésie est une plante libre ; elle croit là où on ne la sème pas. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.
S'il peut y avoir une analogie de la poésie avec la grâce, c'est que la poésie est une grâce.
Ce n'est qu'au prix d'une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide qui donnera la lumière, la justice et la dignité à tous les hommes. Ainsi la poésie n'aura pas chanté en vain.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
Universités. C'est une industrie qui sert à alimenter le marché commun de la pensée de la nation.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
Le souvenir d'une certaine image n'est que le regret d'un certain instant.
D'ailleurs, parce que le vent, comme on dit, n'est pas à la poésie, ce n'est pas un motif pour que la poésie ne prenne pas son envol. Tout au contraire des vaisseaux, les oiseaux ne volent bien que contre le vent. Or la poésie tient de l'oiseau.
L'excès de sagesse devient fou, la sagesse n'évite la folie qu'en se mêlant à la folie de la poésie et de l'amour.
La pensée primitive de l'être humain n'est pas l'envie de procréation, mais la recherche de la satisfaction, de la jouissance individuelle, l'auto-érotisme.
Même si le lieu de méditation est exigu, il renferme l'univers. Même si notre esprit est petit, il est illimité.
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
La poésie est cette musique que tout homme porte en soi.
Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.
Si on veut avoir une image assez juste de la société française, le vrai panel est au comptoir avec son lot habituel d'optimistes, de déprimés, de petits malins, de paumés et de têtes de con.
Le vrai jardinier se découvre devant la pensée sauvage.
La pensée est le labeur de l'intelligence, la rêverie en est la volupté.