Pour "arriver", en littérature, une seule recette : dire très haut qu'on a du génie. Ça marche. Vous le répétez inlassablement et, à la fin, on vous croit.
L'idéalisme tend vers le bureaucrate, le bureaucrate vers l'idéalisme.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
En un mot, la poésie ne peut exister sans l'émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle celui des paroles.
L'ivresse, comme la peinture, comporte une partie mécanique et une partie poétique ; l'amour aussi d'ailleurs.
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur.
La première vertu d'un écrivain est la propriété du vocabulaire.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.