Pour "arriver", en littérature, une seule recette : dire très haut qu'on a du génie. Ça marche. Vous le répétez inlassablement et, à la fin, on vous croit.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
Il faut créer l'action, parce que l'action crée le mouvement, et que le mouvement entraîne des individus.
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
C'est pas parce qu'on y voit double qu'à la fin on y voit mieux.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
Il faut que les forces de gauche travaillent avec le mouvement social et les syndicats.
La liberté, comme le courage, est un escalier qu'il faut gravir marche par marche - impossibilité d'enjamber !
Tout homme qui marche agonise ; la mort suit l'homme comme sa silhouette.
Le statut de l'amour reflète inévitablement cette grégarité de l'homme moderne. Des automates sont incapables d'aimer ; ils ne savent qu'échanger leur paquet de personnalité en espérant conclure un marché équitable.
L'ambition nourrit l'innovation : visez grand, car au pire, ça marche !
Le temps marche ainsi. Ce n'est pas seulement une fuite vers l'avant. C'est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l'avant.
La liberté ne peut pas être une institution. La liberté n'existe que dans le mouvement de conquête de la liberté.
La décadence d'une société commence quand l'homme se demande : "Que va-t-il arriver ?" au lieu de se demander : "Que puis-je faire ?".
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
Des qualités trop supérieures rendent souvent un homme moins propre à la société. On ne va pas au marché avec des lingots ; on y va avec de l'argent ou de la petite monnaie.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Le sage a les yeux ouverts mais l'insensé marche dans les ténèbres.
La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures.
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
L'espèce humaine marche d'un pas ferme et sûr dans la route de la vérité, de la vertu et du bonheur.
La peste a pris la relève de la lèpre comme modèle de contrôle politique, et c'est là l'une des grandes inventions du XVIIIe siècle, ou en tout cas de l'âge classique et de la monarchie administrative.
Le palais conduit à la gloire, le marché à la fortune et la solitude à la sagesse.
Quand on marche seul, on marche plus vite, mais quand on marche avec quelqu'un, on marche plus loin.
Qui veut la fin veut les moyens.
Le style est un instrument, pas une fin en soi.
Les Etats-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
Quand j'étais petit à la maison, le plus dur c'était la fin du mois... Surtout les trente derniers jours !
L'amour est l'arme la plus puissante. À la fin c'est l'amour qui gagne.