Pour "arriver", en littérature, une seule recette : dire très haut qu'on a du génie. Ça marche. Vous le répétez inlassablement et, à la fin, on vous croit.
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
La peste a pris la relève de la lèpre comme modèle de contrôle politique, et c'est là l'une des grandes inventions du XVIIIe siècle, ou en tout cas de l'âge classique et de la monarchie administrative.
Quand j'étais petit à la maison, le plus dur c'était la fin du mois... Surtout les trente derniers jours !
Quand on marche seul, on marche plus vite, mais quand on marche avec quelqu'un, on marche plus loin.
Tout homme qui marche agonise ; la mort suit l'homme comme sa silhouette.
La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre.
L'ambition nourrit l'innovation : visez grand, car au pire, ça marche !
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
L'espèce humaine marche d'un pas ferme et sûr dans la route de la vérité, de la vertu et du bonheur.
La liberté, comme le courage, est un escalier qu'il faut gravir marche par marche - impossibilité d'enjamber !
Des qualités trop supérieures rendent souvent un homme moins propre à la société. On ne va pas au marché avec des lingots ; on y va avec de l'argent ou de la petite monnaie.
L'âme du peuple ne doit pas être étouffée, elle a besoin de respirer, la littérature est son poumon.
Les Etats-Unis d'Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.
La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures.
L'amour est l'arme la plus puissante. À la fin c'est l'amour qui gagne.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Le sage a les yeux ouverts mais l'insensé marche dans les ténèbres.
La liberté ne peut pas être une institution. La liberté n'existe que dans le mouvement de conquête de la liberté.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
Le statut de l'amour reflète inévitablement cette grégarité de l'homme moderne. Des automates sont incapables d'aimer ; ils ne savent qu'échanger leur paquet de personnalité en espérant conclure un marché équitable.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
La décadence d'une société commence quand l'homme se demande : "Que va-t-il arriver ?" au lieu de se demander : "Que puis-je faire ?".
Le style est un instrument, pas une fin en soi.
Le palais conduit à la gloire, le marché à la fortune et la solitude à la sagesse.
Le temps marche ainsi. Ce n'est pas seulement une fuite vers l'avant. C'est à la fois un retour en arrière et une fuite vers l'avant.
Il faut créer l'action, parce que l'action crée le mouvement, et que le mouvement entraîne des individus.
Qui veut la fin veut les moyens.
Il faut que les forces de gauche travaillent avec le mouvement social et les syndicats.
La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n'a jamais fait de projet d'avenir.
C'est pas parce qu'on y voit double qu'à la fin on y voit mieux.